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Pourquoi ne pas devenir riche?
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Pourquoi ne pas devenir riche?

Sous-titre

:
Les dessous de la mobilité sociale
Maurice Angers

Description

Pourquoi ne pas devenir riche? Est-ce à la portée de tous de se hisser vers les plus hauts sommets de la richesse? L’effort, les études, la volonté, l’habileté, voire la loterie, peuvent-ils y conduire? Est-ce envisageable autant pour les femmes que pour les hommes, et d’un pays à l’autre? Une telle ascension sociale vous ferait-elle vivre une allégresse ou un cauchemar? Autrement dit, est-ce que cela vaut vraiment la peine de viser à grimper dans l’échelle sociale? L’auteur répond à toutes ces questions. Il nous fait d’abord pénétrer le monde des riches pour y découvrir la vie qu’on y mène. Puis, il nous fait part des chances réelles d’y accéder à partir des enquêtes menées depuis près d’un siècle. Enfin, il termine sur une observation : comment se sentent ceux et celles qui ont monté de classe sociale par rapport à leur famille d’origine, comment s’adaptent-ils à leur nouvelle situation?

Maurice Angers a fait carrière en enseignant la sociologie. Il a publié un premier essai en 2000 Se connaître autrement grâce à la sociologie, louangé par la critique. Il a aussi rédigé un manuel d’initiation à la recherche en sciences humaines, (6e édition, 2014). Il a été tour à tour conférencier, chercheur, consultant, porte-parole des professeurs de sociologie auprès du Ministère de l’Enseignement supérieur du Québec et membre du Comité scientifique de la revue de l’Université de Montréal Sociologie et Société.


Entrevue avec Maurice Anger

Qui êtes-vous Maurice Angers?
Je suis sociologue de formation et j’ai fait carrière en enseignant cette discipline qui m’a toujours passionné. J’ai, également, représenté pendant plus de dix ans les professeurs du collégial de cette discipline auprès de Ministère de l’Enseignement supérieur et concouru ainsi à la confection du programme actuel de sciences humaines à cet ordre d’enseignement. En outre, j’ai écrit un manuel de méthodologie pour les sciences humaines qui en est à sa sixième édition (CEC, 2014) et mon premier essai, paru en 2000 et intitulé Se connaître autrement grâce à la sociologie, est devenu pour sa troisième édition (Fides, 2013) un ouvrage destiné aux étudiants qui abordent cette discipline pour la première fois.
 
Pourquoi cet essai?
Parce que le sujet est passionnant. Qui ne s’est jamais demandé s’il pouvait monter dans l’échelle sociale, atteindre une position enviable, vivre dans des conditions encore meilleures que celles dans lesquelles il a grandi. Je revois avec ravissement l’intérêt que cela suscitait quand j’abordais cette question avec mes étudiants. Et tout le monde se demande: qu’en est-il dans les faits? Y a-t-il des obstacles insurmontables ou pas?

Quel est l’apport de ce livre?
D’abord, il vulgarise sur un sujet qui n’est approfondi habituellement que dans des articles savants. Ensuite, il fournit une contribution originale par la façon dont il aborde la question de la mobilité sociale. En effet, je suis le premier, à ma connaissance, à confronter les théories marxiste et fonctionnaliste sur cette question et à faire une synthèse des enquêtes les plus récentes sur la mobilité sociale en Occident. En outre, j’aborde la question peu traitée de l’après : qu’est-ce qui arrive à ceux et celles qui ont connu une ascension sociale?

Quel est la pertinence actuelle de cet essai?
Qui n’a pas entendu parler depuis quelques années, depuis la crise économique de 2008 en particulier, des riches et de la place démesurée qu’ils semblent s’être octroyés, sans gêne, alors que la majorité de la population arrive à peine à surnager? On manifeste de plus contre ce qu’on surnomme le «1%» de la population qui accapare en bonne partie la richesse collective. C’est un sujet récurrent dans les manchettes des journaux. Toute la première partie de l’ouvrage vous fait pénétrer dans l’univers des «riches».

Quelles sont vos influences?
Les recherches les plus récentes en sociologie et en économie principalement, mais aussi des ouvrages classiques des sciences humaines parce que cette question de la place des uns et des autres par rapport aux richesses d’une société a fait l’objet d’études majeures tout au cours du développement des sciences humaines, du 19e siècle à nos jours. Pour les classes sociales, je m’inspire beaucoup de Pierre Bourdieu et de son ouvrage monumental intitulé La distinction. Je dois beaucoup aussi à Louis Chauvel, un politologue qui a fait une étude remarquable sur la mobilité sociale et les générations sur tout le 20e siècle, à Vincent de Gaujelac, un sociologue qui a initié l’étude du choc personnel vécu par ceux et celles qui changent de classe sociale, et aussi à Fernand Dumont qui m’a enseigné la sociologie à l’Université Laval et qui a été une source d’inspiration comme tous les grands maîtres le sont.

À qui vous adressez-vous?
Je m’adresse à tous ceux et celles que la question des chances réelles que chacun a dans une société de se développer selon ses talents préoccupe. Le défi que se donne toute société démocratique est notamment celui de l’égalité des chances pour tous ses citoyens. La question de la mobilité sociale que j’aborde dans cet essai est au cœur de cette préoccupation sociale majeure, et tout parent espère qu’il n’y aura pas d’obstacles aux aspirations de sa progéniture liés à des problèmes de conditions matérielles d’existence.

Propriétés

Information de base

Nombre de pages:
184
Paru le:
2014 / 09 / 05

Édition imprimée

Prix:
Prix edition imprimée 24,95 $ CAD
ISBN:
9782762137569

Édition numérique

Prix:
Prix edition numérique 17,99 $ CAD
ISBN ePub:
9782762137583
ISBN PDF:
9782762137576
Pour commander
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se hisser vers les plus hauts sommets de la richesse? L’effort,
les études, la volonté, l’habileté, voire la loterie, peuvent-ils y
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