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La modernité au Québec - Tome II Nouveauté
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La modernité au Québec - Tome II

Sous-titre

:
La victoire différée du présent sur le passé (1939-1965)
Yvan Lamonde

Description

L’histoire intellectuelle de la période 1939-1965 fait voir autrement la guerre non réductible à la conscription, mais porteuse de prospérité économique et syndicale, d’effervescence culturelle, de fin du pétainisme intellectuel des Québécois. Ils en sortent conscients d’un rapport d’altérité avec la France et d’un rapport de similitude avec l’Amérique mieux définis. La guerre induit aussi une modernité plus large que celle pour laquelle Borduas, Pellan et les Automatistes se battent ; la modernisation oblige à regarder le traditionnel qui traverse les deux trames les plus fortes du Québec : la religion et le nationalisme. Entreprendre, une fois constatée « l’unité spirituelle factice », de critiquer le catholicisme et le nationalisme, c’est délester ces deux composantes culturelles du poids de leur anachronisme.

Les années 1950 ne sont plus un angle mort masqué par la
fausse compréhension du changement supposément portée par
ce qui aurait été une révolution tranquille plus ou moins datée du
22 juin 1960. La mise en valeur de la liberté, la dénonciation de la
peur, du silence et de l’instrumentalisation de la politique et de
la religion par les résistants de cette décennie montrent l’époque
autrement. Une découverte importante de la présente histoire
réside dans le fait que 50 ans après cette période, le Québec vit
toujours son rapport de malaise avec le passé. Fernand Dumont
l’avait bien vu en 1958, il y aurait un « vide spirituel » à combler.

Professeur émérite de l’Université McGill, 
Yvan Lamonde a publié une suite (1896-1929) à cette histoire des idées. Il l’a poursuivie avec La modernité au Québec. La Crise de l’homme et de l’esprit (1929-1939) qui se terminera avec La victoire différée du présent sur le passé (1939-1965). En 1995, il a remporté le Prix du Gouverneur général pour son ouvrage Louis-Antoine Dessaulles, un seigneur libéral et anticlérical (Fides).

Propriétés

Information de base

Nombre de pages:
456
Paru le:
2016 / 03 / 23
Éditeur:
FIDES

Édition imprimée

Prix:
Prix edition imprimée 32,95 $ CAD
ISBN:
9782762139723

Édition numérique

Prix:
Prix edition numérique 22,99 $ CAD
ISBN ePub:
9782762139730
ISBN PDF:
9782762139747
Pour commander
L’histoire intellectuelle de la période 1939-1965 fait voir autrement
la guerre non réductible à la conscription, mais porteuse de prospérité économique et syndicale, d’effervescence culturelle, de fin du pétainisme intellectuel des Québécois. Ils en sortent conscients d’un rapport d’altérité avec la France et d’un rapport de similitude avec l’Amérique mieux définis. La guerre induit aussi
une modernité plus large que celle pour laquelle Borduas, Pellan
et les Automatistes se battent ; la modernisation oblige à regarder
le traditionnel qui traverse les deux trames les plus fortes du
Québec : la religion et le nationalisme. Entreprendre, une fois
constatée « l’unité spirituelle factice », de critiquer le catholicisme
et le nationalisme, c’est délester ces deux composantes culturelles
du poids de leur anachronisme.

Les années 1950 ne sont plus un angle mort masqué par la
fausse compréhension du changement supposément portée par
ce qui aurait été une révolution tranquille plus ou moins datée du
22 juin 1960. La mise en valeur de la liberté, la dénonciation de la
peur, du silence et de l’instrumentalisation de la politique et de
la religion par les résistants de cette décennie montrent l’époque
autrement. Une découverte importante de la présente histoire
réside dans le fait que 50 ans après cette période, le Québec vit
toujours son rapport de malaise avec le passé. Fernand Dumont
l’avait bien vu en 1958, il y aurait un « vide spirituel » à combler.

Professeur émérite de l’Université McGill, Yvan Lamonde a publié une suite (1896-1929) à cette histoire des idées. Il l’a poursuivie avec La modernité au Québec. La Crise de l’homme et de l’esprit (1929-1939) qui se terminera avec La victoire différée du présent sur le passé (1939-1965). En 1995, il a remporté le Prix du Gouverneur général pour son ouvrage Louis-Antoine Dessaulles, un seigneur libéral et anticlérical (Fides).