Éditions Fides

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Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l'intestin

Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l'intestin

Jacqueline Lagacé
En 2011, Jacqueline Lagacé, Ph. D., publie l’ouvrage Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation, qui suscite un immense intérêt tant au Canada qu’en Europe. Son blogue est rapidement inondé de témoignages et commentaires soulignant les bienfaits de la diète hypotoxique, pointant aussi les difficultés rencontrées. Infatigable chercheuse, Jacqueline Lagacé s’attelle aussitôt à la tâche, soucieuse d’apporter des réponses précises aux 1001 questions soulevées et de faire état des avancées de la recherche scientifique en ce domaine. L’ouvrage Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l’intestin est le fruit de ce travail.

L’auteure y vulgarise les connaissances scientifiques les plus récentes concernant les liens entre les aliments consommés et les maladies inflammatoires chroniques. Elle indique comment et pourquoi les choix alimentaires sont en très grande partie responsables de l’équilibre ou du déséquilibre fonctionnel de l’intestin et, conséquemment, de la santé globale. Elle explicite aussi l’impact de la diète hypotoxique sur les maladies chroniques. Enfin, elle apporte un éclairage précieux sur des sujets controversés, comme la prise de suppléments de calcium, de vitamine D, d’oméga 3, la fiabilité des tests de détection des intolérances alimentaires, etc.

La réussite de la diète hypotoxique passe par une alimentation ciblée et cet ouvrage est l’outil indispensable pour y parvenir.
Histoire sociale des idées au Québec - tome II

Histoire sociale des idées au Québec - tome II

Yvan Lamonde
Première synthèse d'histoire intellectuelle du Québec, cette étude suit sur deux siècles (1760-1960) une double trame : celle des grands courants d'idées qui ont marqué la société et celle du développement de ses institutions culturelles. Elle couvre le cycle complet de la production, de la diffusion et de la réception des idées.
Le second chapitre (1896-1929) de l'Histoire sociale des idées au Québec aborde une période de transition et de défis : la tradition se frotte constamment à la modernisation et à la modernité. L'époque s'ouvre sur une question, celle de L'avenir du peuple canadien-français (1896) d'Edmond de Nevers, et culmine avec la crise économique, sociale et spirituelle de la décennie 1930. L'avenir sera du côté de l'émergence, à travers les figures d'Henri Bourassa et de Lionel Groulx, de deux variantes du nationalisme qui traversera le XXe siècle québécois.

La vie en ville, la consommation de masse étalée dans les catalogues des magasins à rayons, le sport professionnel et commercialisé, le cinéma, le travail le dimanche drainent une kyrielle de défis pour la langue, la religion et la culture de l'élite ; ces changements provoquent de nouveaux rapports entre employeurs et employés, entre femmes et hommes, entre Canadiens français et immigrants. Pour capter et infléchir cette transition* et faire face au présent, deux mots-clés servent de repères aux contemporains : doctrine et action.

Professeur d'histoire et de littérature à l'Université McGill, Yvan Lamonde est connu pour ses travaux sur l'histoire socioculturelle et intellectuelle du Québec. En 1995, il a remporté le Prix du Gouverneur général pour son ouvrage Louis-Antoine Dessaulles, un seigneur libéral et anticlérical (Fides). Il codirige le projet «Histoire du livre et de l'imprimé au Canada / History of the Book in Canada».
La modernité au Québec - Tome II

La modernité au Québec - Tome II

Yvan Lamonde
L’histoire intellectuelle de la période 1939-1965 fait voir autrement
la guerre non réductible à la conscription, mais porteuse de prospérité économique et syndicale, d’effervescence culturelle, de fin du pétainisme intellectuel des Québécois. Ils en sortent conscients d’un rapport d’altérité avec la France et d’un rapport de similitude avec l’Amérique mieux définis. La guerre induit aussi
une modernité plus large que celle pour laquelle Borduas, Pellan
et les Automatistes se battent ; la modernisation oblige à regarder
le traditionnel qui traverse les deux trames les plus fortes du
Québec : la religion et le nationalisme. Entreprendre, une fois
constatée « l’unité spirituelle factice », de critiquer le catholicisme
et le nationalisme, c’est délester ces deux composantes culturelles
du poids de leur anachronisme.

Les années 1950 ne sont plus un angle mort masqué par la
fausse compréhension du changement supposément portée par
ce qui aurait été une révolution tranquille plus ou moins datée du
22 juin 1960. La mise en valeur de la liberté, la dénonciation de la
peur, du silence et de l’instrumentalisation de la politique et de
la religion par les résistants de cette décennie montrent l’époque
autrement. Une découverte importante de la présente histoire
réside dans le fait que 50 ans après cette période, le Québec vit
toujours son rapport de malaise avec le passé. Fernand Dumont
l’avait bien vu en 1958, il y aurait un « vide spirituel » à combler.

Professeur émérite de l’Université McGill, Yvan Lamonde a publié une suite (1896-1929) à cette histoire des idées. Il l’a poursuivie avec La modernité au Québec. La Crise de l’homme et de l’esprit (1929-1939) qui se terminera avec La victoire différée du présent sur le passé (1939-1965). En 1995, il a remporté le Prix du Gouverneur général pour son ouvrage Louis-Antoine Dessaulles, un seigneur libéral et anticlérical (Fides).
Rumeurs à l’aube

Rumeurs à l’aube

Benoît Lacroix
Le titre donné à ce recueil s’inscrit naturellement dans le sillage de Que viennent les étoiles ! pour dire une espérance évoquée dans le texte «Nuit… en fin de vie»: «Ô nuit, où est ta victoire?»

Benoît Lacroix, qui a eu cent ans le 8 septembre 2015, se confie une fois de plus à ses amis pour dire sa confiance en la lumière. Dialoguant avec les poètes et les penseurs de l’espérance Jean d’Ormesson et François Cheng, il perçoit les rumeurs d’une aurore inédite depuis le silence de la forêt de Maska jusqu’à la sagesse des « gens de parole » nombreux qu’il fréquente.

Cette conversation est suivie de quelques réflexions spirituelles que Benoît Lacroix a publiées dans diverses revues au fil de sa vie.

Enfin, ce recueil offre un bouquet de «coups de cœur», soit 111 petits textes inédits où la mémoire et l’imagination jouent à saute-mouton pour nous dire le monde selon Benoît Lacroix.
Encyclopédie de la cuisine de Nouvelle-France

Encyclopédie de la cuisine de Nouvelle-France

Jean-Marie Francoeur
Avec des illustrations de Deni Blanchet
«En cuisine, on n’invente plus, on retrouve» (Maurice-Edmond Saillant alias Curnonski). Cette citation, placée en ouverture du livre, invite à une redécouverte de nos racines culinaires. Cet ouvrage de référence unique, qui relate une histoire jamais racontée auparavant et qui donne accès à une tradition culinaire parfois oubliée ou méconnue, est une pièce essentielle à l’exploration de notre patrimoine gastronomique. L’auteur a parcouru des milliers de pages de correspondances officielles, d’ouvrages historiques, de journaux, de relations épistolaires des premiers découvreurs, d’archives européennes et québécoises, de livres de cuisine traditionnelle anciens et récents pour retracer l’histoire et les recettes de la cuisine de Nouvelle-France. En plus d’une somme impressionnante d’informations de toutes sortes sur les denrées disponibles, les plats et les menus, les techniques et les secrets, les instruments et les méthodes, les anecdotes et les coutumes, cette encyclopédie contient plus de 3000 recettes des origines qui fondent notre patrimoine culinaire. Les très anciennes recettes sont données dans leur forme d’origine, pour le plaisir de la lecture, et dans une version modernisée, pour le plaisir de les cuisiner. Un coffre aux trésors unique pour découvrir les richesses de notre cuisine et la genèse de notre table.

Jean-Marie Francoeur a œuvré dans l’univers du théâtre, de l’opéra et du cinéma et est également diplômé de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). En tant que chef décorateur, il a collaboré à plusieurs films et documentaires, dont Le Matou et Les Plouffe.
Côté cuisine, il a oeuvré comme chef exécutif dans plusieurs établissements renommés de Montréal. Chercheur passionné, il travaille depuis plus de quinze ans à ce projet qui étudie le jeu des influences culinaires ayant contribué à créer l’authentique cuisine québécoise. Il a remporté le prix Lauréat Or Taste Canada⁄Les saveurs du Canada pour son premier livre, Genèse de la cuisine québécoise: à travers ses grandes et ses petites histoires (Fides, 2011).
Histoire inédite des Patriotes

Histoire inédite des Patriotes

Anne-Marie Sicotte
Un récit à la fois concis et étoffé narre l’odyssée d’une nation patriote rendue souveraine par la création d’un Parlement en 1791, mais placée sous tutelle lors de la mise en vigueur du Canada-Uni, en 1841. Plusieurs épisodes cruciaux, y compris les affrontements armés de Saint-Denis, de Saint-Charles et de Saint-Eustache, sont
dévoilés dans leurs détails tragiques.
Des illustrations d’artistes, tous contemporains de l’époque, composent l’essentiel
du florilège visuel, lequel est enrichi de cartes géographiques, de manuscrits et d’autres documents d’archives. Au terme de la traversée, justice est finalement rendue à un peuple qui a été dépouillé de sa liberté d’expression, qui a dû endurer
sans mot dire la censure et les mises à l’index.
La chasse-galerie

La chasse-galerie

Honoré Beaugrand
Le conte «La chasse-galerie» a d’abord été publié dans le journal La Patrie, en 1891, et il a alors fait l’objet de plusieurs réimpressions. Ce titre devient par la suite celui d’un recueil de contes publié en 1900 sous le titre La chasse-galerie. Légendes canadiennes avec des illustrations originales du peintre Henri Julien. L’édition définitive de ce recueil regroupe aujourd’hui six contes tous issus de la tradition et de l’imaginaire du peuple québécois. Les trois premiers contes s’inspirent de la tradition orale : ils témoignent de la diversité des croyances populaires et de la richesse de l’imagination des conteurs. L’œuvre d’Honoré Beaugrand donne ainsi une voix aux accents sobres et crus du peuple lui-même.
Adieu Alice

Adieu Alice

Normand Cazelais
Un homme émerge du coma privé d’une bonne partie de ses souvenirs… Il a mal à la tête. La maladie a creusé un gouffre infranchissable entre la vie pleine, heureuse, qu’il a menée, ponctuée de voyages à l’étranger, et cet état dans lequel il se trouve désormais enfermé, au sortir d’un coma. Il ne reconnaît même plus Alice, qu’il a aimée d’un amour tendre, délicat…

Mais il n’a pas perdu tous ses souvenirs. De sa « prison », des souvenirs passés émergent par bribes, sous forme de monologues, témoignant de sa vaste culture, du drame qu’il vit, alors qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même.

Des dialogues entrecoupent les monologues de l’« absent ». Dialogues entre ses amis Robert et Jacques… Dialogues entre Charlotte, sa demi-sœur, et Alice, sa compagne de vie. Un tableau se dessine peu à peu et prend vie. À n’en pas douter, l’amour a été au rendez-vous. Mais qui aurait pu imaginer les chemins qu’a empruntés cet amour?
La femme au parfum

La femme au parfum

Guy Bonneau
Il est à peine fait mention de cette femme dans les évangiles. On n’a retenu d’elle qu’un geste d’affection à l’endroit d’un dénommé Jésus. Mais sous la plume de Guy Bonneau, elle prend vie et, à travers elle, c’est la société du premier siècle de notre ère qui revit sous nos yeux.

Suzanne, c’est le nom de la femme au parfum. Elle vient d’une riche famille de commerçants d’origine juive. Elle a vécu sa jeunesse dans le luxe et l’opulence. Très jeune, elle a appris l’art du parfumeur. On la rencontre pour la première fois alors qu’elle est en voyage en Grèce. C’est à l’occasion de ce voyage, à Corinthe précisément, qu’elle fait la connaissance de celui qui va devenir son mari, Judas Iscariote.

C’est le point de départ d’une histoire d’amour bouleversante, entre une jeune juive de 15 ans, cultivée, imprégnée de philosophie grecque, et un juif de 22 ans qui étudie la Torah et veut compléter ses études pour devenir docteur de la Loi. Entre les études et le travail, au fil des relations qu’ils nouent, les nouveaux mariés vivent dans la fébrilité grandissante de l’attente du messie promis. Leur rencontre avec Jésus de Nazareth va changer leur vie. Leur histoire se termine par la mort de Judas dans des circonstances tragiques.
Une incorrigible passion

Une incorrigible passion

Jo Ann Champagne
Une incorrigible passion ! Celle qui habite les amoureux du livre, de la lecture, de l’écriture, voire même, de la restauration d'ouvrages anciens. Jo Ann Champagne, grande ambassadrice du livre devant l'éternel, s'est entourée de ces passionnés en provenance des deux côtés de l'Atlantique et leur a demandé de prendre la plume afin de partager leur ferveur. Parmi ses invités, un médiéviste, un poète, un astrophysicien, des journalistes, des auteurs connus, une libraire, un spécialiste de l’environnement, un linguiste et lexicographe, une bibliothécaire, un éditeur et deux camelots du magazine L’Itinéraire…

Impossible de résumer en quelques phrases la richesse des textes rassemblés dans cet ouvrage. Il faut le lire, le savourer, pour découvrir que « le livre a d’étranges pouvoirs », notamment celui de transformer la vie…
Masques africains et culture québécoise

Masques africains et culture québécoise

Pierre Pagé et René Legris
Professeur de lettres et de création littéraire à l’Université de Montréal pendant vingt-cinq ans, le P. Ernest Gagnon, conférencier à la radio, spécialiste de l’art contemporain à l’École des Beaux-Arts de Montréal, eut sans cesse un questionnement philosophique sur tous les arts. C’est avec ces interrogations qu’il a développé, pendant toute sa carrière, une vaste collection d’art africain traditionnel, de pièces océaniennes et de sculptures pré-colombiennes. Cet ouvrage veut illustrer, par un choix de photos commentées, la démarche de recherche d’Ernest Gagnon et le langage qu’il déployait pour l’expliquer à ses auditoires québécois.

Artistes, professeurs, écrivains, religieux, collectionneurs ou galéristes, les intellectuels des années cinquante et soixante ont trouvé dans Ernest Gagnon une parole qui leur faisait dépasser les cadres académiques et le style traditionnel de la culture québécoise. Les étudiants et les intellectuels trouvaient plaisir à explorer les voies d’une pensée anthropologique novatrice. Les auteurs de cet ouvrage ont aussi collaboré avec Ernest Gagnon pour organiser sa collection et l’instituer comme Musée d’art primitif de Montréal.


Nénuphar

Nénuphar

Maryse Barbance
« Si la nouvelle est affreuse je ne les laisserai pas faire. C’est ce que je me dis. Je ne sais comment décrire la terreur qui me saisit lorsque j’imagine ce qui peut advenir. Elle me pétrifie. L’humain n’est-il pas fait de l’intégrité de son être : âme, corps et voix? »

Au fil d’une écriture sensible, ponctuée d’évocations, Maryse Barbance nous fait pénétrer dans l’univers de Florence vivant dans l’interminable attente de nouvelles sur sa maladie. « Nénuphar. J’appelle la chose ainsi pour pouvoir vivre avec, et en hommage à Vian », écrit celle-ci. Le mal évoluant, les questions se multiplient : Qu’est-ce qu’une femme? Que signifie grandir? Aimer? Comment composer avec demain quand aujourd’hui se fait si fragile?
Pour échapper à ces interrogations lancinantes, Florence emprunte la voie de ses souvenirs. De Paris à Montréal, c’est sa vie qu’elle revoit — ses rêves, ses luttes, ses amitiés. Une vie dont elle a fait une traversée au bout de laquelle la maladie ressemble à un havre ultime !
« Dialoguer au moins autant que lutter, demander des trêves, refaire ses forces, louvoyer si nécessaire », consigne Florence en travaillant à rassembler ces mots « qui aident à vivre, à faire des petits tas, telles des graines en devenir, qui permettent de retenir des pensées quand tout se délite, de se retrouver quand tout s’effondre ».
Le calme succèdera-t-il à la tourmente ?
Quand la caricature sort du journal

Quand la caricature sort du journal

Sous la direction de Micheline Cambron et Dominic Hardy avec la collaboration de Nancy Perron
Baptiste Ladébauche, né de l’esprit d’Hector Berthelot, paraît d’abord dans les pages du journal humoristique Le Canard en 1878. Auteur fictif de chroniques et de romans-feuilletons, dont Les Mystères de Montréal, puis personnage de caricatures, il survit au décès de son créateur et son image, sa langue et sa voix se progagent dans les médias québécois. Héros des débuts de la bande dessinée québécoise, vétéran de milliers de caricatures signées par Albéric Bourgeois entre 1905 et 1957, Ladébauche sort aussi du journal et se manifeste dans la publicité, sur la scène, sur disque et à la radio grâce à de nombreux artistes comme Joseph Charlebois, Henri Julien, Edmond-Joseph Massicotte, Henri Miro, Corinne Dupuis-Maillet, Roméo Poirier, Charles Marchand et Elzéar Hamel. Figure identitaire incarnant sur un mode ironique le Canadien français type, il a marqué la société québécoise jusqu’au début de la Révolution tranquille et a modelé durablement le monde de la caricature au Québec.

Des spécialistes de littérature, d’histoire de l’art, de musicologie et d’archivistique mettent ici en lumière les divers aspects du personnage de Ladébauche, ainsi que de sa femme, Catherine, révélant l’importance d’un phénomène médiatique unique dans la culture québécoise.

Micheline Cambron est professeure au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Spécialiste de la littérature et de la culture québécoises des XIX e et XX e siècles, ses activités de recherche ont principalement porté sur les formes de l’utopie, sur les relations entre presse et littérature et sur les questions d’histoire littéraire. Elle a dirigé l’ouvrage La vie culturelle à Montréal vers 1900 (Fides 2005) et codirige actuellement, puis avec Denis Saint-Jacques et Lucie Robert, l’équipe interdisciplinaire Penser l’histoire de la vie culturelle.

Dominic Hardy, professeur d’histoire de l’art du Québec et du Canada à l’Université du Québec à Montréal, est directeur de l’Équipe de recherche en histoire de l’art au Québec (ERHAQ) et du groupe Caricature et satire graphique à Montréal (CASGRAM). Ses recherches et ses publications portent sur les rapports entre la caricature et les courants artistiques et idéologiques au Québec (1759-1960).

Nancy Perron, doctorante à l’UQAM, où elle examine la construction de l’identité dans la caricature de presse à Montréal (1920-1960), a fait ses études de maîtrise sur le contexte scientifique et culturel d’un ensemble de dessins réalisés par Guido Molinari.
Jeanne Mance

Jeanne Mance

Françoise Deroy-Pineau
«Infirmière sans frontières» avant la lettre, Jeanne Mance est née à Langres en 1606. Sa passion de soigner lui fait traverser l’océan pour venir fonder l’Hôtel-Dieu de Montréal en 1645. Ses voyages entre les deux mondes la mènent aussi à naviguer entre les frontières sociales. C’est ainsi qu’elle rencontre à Paris une richissime bailleuse de fonds, Angélique de Bullion; puis à La Rochelle, le promoteur de la Société Notre-Dame de Montréal, Jérôme Le Royer, et le futur gouverneur de la ville, Paul de Chomedey. Elle meurt à l’âge de 67 ans à Montréal, où, trois siècles plus tard, les traces de sa vie bien remplie sont encore visibles.

Françoise Deroy-Pineau a beaucoup fait pour sortir de l’ombre les pionnières
de la Nouvelle-France en racontant leur vie avec le style vivant et l’érudition précise qui
la caractérisent. La vie d’exception qu’elle nous livre ici est non seulement une ­précieuse
œuvre de mémoire, mais aussi le rappel de l’étendue du champ des possibles qui s’ouvrait
aux Françaises du XVIIe siècle.
Extrait de la préface de Dominique Deslandres

Canadienne et française, montréalaise et tourangelle, Françoise Deroy-Pineau est journaliste et sociologue, spécialisée en socio-histoire. Ses travaux sur les pionnières de la Nouvelle-France l’ont fait connaître dans la francophonie.
Crachin

Crachin

Éloïse Simoncelli-Bourque
Interpellée par Charlotte Guillemin, médecin coopérante à Mixco au Guatemala, Élisa Morinelli, journaliste d’investigation, s’envole vers ce pays d’Amérique centrale. Malgré les réticences de ses proches, elle accepte d’enquêter sur Aura del sol, une puissante entreprise d’extraction aurifère dont les activités menacent la vie des populations locales. Aussitôt descendue de l’avion, elle apprend que son associé, demeuré à Montréal, est victime d’un accident. Les policiers du poste 22 soupçonnent une tentative de meurtre.


En l’espace de ces quelques jours d’automne, Élisa Morinelli sera frappée par un crescendo de violentes émotions.

Enchaînant enlèvements et homicides, ce récit en chassé-croisé nous plonge dans un monde où l’appât du gain et la corruption font loi, tout en remémorant les atrocités de la guerre civile guatémaltèque.
Éva Gauthier

Éva Gauthier

Normand Cazelais
Éva Gauthier occupe une place de choix dans l'histoire musicale du vingtième siècle.
Dès les débuts, ses récitals ont illustré un intérêt marqué pour les formes musicales venues d’Orient, issues du jazz et du folklore ou des tendances les plus modernes de la musique dite sérieuse. Elle a inscrit à son répertoire plus de six cents pièces de tout horizon, souvent contre vents et marées. On lui reconnaissait un talent particulier pour les interpréter, pour leur insuffler une âme supplémentaire. Discrète sur sa vie privée, travaillant sans agent ni mari pour promouvoir sa carrière ou lui ouvrir des portes, francophone d’origine dans un monde anglo-saxon, elle a développé des liens étroits, faits de respect mutuel, avec nombre de compositeurs, d’interprètes et de chefs d’orchestre célèbres dont Maurice Ravel, George Gershwin, Erik Satie, Paul Whiteman, et bien d’autres.

Pendant des années, son récital annuel à l’Aeolian Hall de New York a constitué un «événement». Sa performance avec Gershwin sur cette scène en 1923, qualifiée d’«historique» par plusieurs observateurs, a marqué les mémoires. Éva Gauthier était une exploratrice-née. Une artiste qui savait reconnaître la flamme d’une œuvre et le génie des compositeurs. Toute sa vie, elle a su construire des ponts, entre des univers musicaux et culturels, entre des créateurs et des musiciens, à preuve cette rencontre organisée chez elle en 1928 entre Ravel et Gershwin. Son éclectisme était sa «carte de visite».

Née à Ottawa, elle a surtout vécu à l’extérieur de son pays, gardant envers lui un profond attachement. Elle assistait régulièrement aux concerts de musique d’artistes canadiens qui se donnaient à New York. Femme de cœur et de volonté, Éva Gauthier reste, plusieurs décennies après sa mort, une personnalité fascinante. Elle est malheureusement tombée dans un injuste oubli. Espérons que cette biographie suscitera un nouvel intérêt à son endroit. L’histoire lui doit bien un tel hommage.
Me déshabiller n'a jamais été une tâche facile

Me déshabiller n'a jamais été une tâche facile

Jean Basile
Quatre homosexuels saisis au vol dans leurs débuts d’adultes, d’invertis, dans la ville nord-américaine de Montréal, depuis 1957 jusqu’aux deux tiers des supposées libératrices sixties, la décennie fl eurie de l’amour libre célébré entre gars et fi lles, au moment où les homosexuels faisaient plutôt face à la réprobation générale, au pouvoir répressif, à l’homophobie triomphante. Quatre gays québécois emportés dans le vent mauvais de la grande noirceur atlantiste — le caissier Müller, le journaliste Perrot, le dealer von Klein, le peintre Gastineau —, dont la vie sexuelle, écrit le préfacier Robert Lévesque, est « d’abord et avant tout une clandestinité, et un vice (à jouir, à punir ?), mais en même temps le moteur même de leur vie, c’est le plaisir de (et dans) l’interdit. Il ne s’agit absolument pas pour eux d’être tolérés. D’être intégrés ? La chose leur semble impossible…»
Une vertigineuse plongée dans l’univers de Jean Basile par le grand
roman inédit et inachevé que le romancier de La jument des Mongols laissa au tiroir, un vaste projet entrepris en 1984, abandonné en 1987, et qui paraît à près de cinq lustres de sa mort, grâce à son ancien collaborateur et ami Christian Allègre.
Attentif, heureux et efficace

Attentif, heureux et efficace

Myriam Jézéquel
Jour après jour, entraînez votre attention et découvrez tout ce qu’un petit supplément d’attention peut apporter de positif à votre quotidien. Savoir être attentif, cela peut paraître banal, mais c’est pourtant la principale clé pour être heureux et performant. Parce que la qualité de vie est profondément liée à la qualité d’attention, chacun gagne à cultiver cette ressource en soi. À l’aide de 31 exercices, vous apprendrez à perfectionner une présence et une écoute, une attitude réceptive et une force de concentration mentale.

Accessible à tous, ce guide vous accompagne pas à pas dans une démarche plus attentive : comment se réapproprier ses sensations physiques ? Se recentrer et stabiliser ses émotions ? Atteindre ses principaux objectifs ou ses souhaits profonds ? Être plus disponible pour les autres ? Éveiller ses sens et un esprit alerte ? Se relier au monde avec ouverture et conscience ?

Ce livre vous amène à devenir conscient de votre force d’attention
et de la manière dont elle façonne qui vous êtes et ce que
vous captez du monde. Une invitation à vivre pleinement sa vie !
Puis nous n'étions qu'un

Puis nous n'étions qu'un

Fred A. Reed
Choqué par la mort de son jeune frère à la suite de la guerre du Vietnam, Fred Reed se lance dans une série de voyages de découverte pour comprendre. En Iran après la révolution islamique, dans les hauts plateaux de l’Anatolie du mystique Bediuzzaman Said Nursi, à la poursuite d’iconoclastes anciens et modernes en Syrie et au Liban, il s’est graduellement approché de l’Islam pour finalement l’adopter. Dans sa quête, il trouve une fraternité renouvelée à la fois dans les souvenirs et par ses découvertes. Puis nous n’étions qu’un est le récit bouleversant d’un grand frère qui tente de comprendre la maladie mentale puis le suicide de son frère cadet. Un regard plein de compassion posé sur un drame humain pour, malgré tout, essayer de donner un sens à l’existence.

Originaire des États-Unis, Fred A. Reed s’est installé au Québec en1963. Journaliste international et correspondant, il est spécialiste desquestions religieuses et politiques du Moyen-Orient. Il a été reporter au Moyen-Orient et dans les Balkans pour La Presse, CBC Radio-Canada, The Gazette et Le Devoir. Auteur de sept livres et traducteur littéraire d’auteurs québécois comme Thierry Hentsch, MartineDesjardins et Monique Proulx, il a remporté trois fois le Prix duGouverneur général pour ses traductions. Certaines d’entre elles ont été effectuées avec le romancier David Homel. Il a travaillé sur deux documentaires et co-écrit un livre sur l’Iran avec Jean-Daniel Lafond.
Album Anne Hébert

Album Anne Hébert

Bernard Chassé et Nathalie Watteyne
Anne Hébert aurait eu cent ans en 2016. Cet album retrace les grands moments de sa vie et d’une soixantaine d’années consacrées à l’écriture, grâce à des documents textuels et visuels rares ou inédits, de sa naissance, à Sainte-Catherine, à sa mort à Montréal, en 2000. Les paysages de son enfance et de sa jeunesse à Québec et dans la région de Portneuf y fi gurent, tout comme Paris, qu’elle a habité, et Menton, où elle est allée régulièrement se ressourcer, écrire aussi. La correspondance avec ses proches, en particulier avec son frère Pierre, ainsi que ses carnets d’écriture ou des textes qu’elle a écrits sur la langue, sur l’art et sur les paysages québécois, révèlent combien la vie et l’oeuvre sont étroitement liées chez cet être d’exception, qu’on aura le plaisir de revisiter ici, tant dans ses activités publiques que dans son intimité.
Plages et grèves de la Gaspésie

Plages et grèves de la Gaspésie

Josée Kaltenback
Guide pratique unique en son genre, ce livre vous invite au voyage par la découverte des quelque  plages d’accès public qui s’offrent dans toute leur spécificité, à la fois en mots et en images. Sur plus de  kilomètres, depuis Sainte-Flavie, porte d’entrée de la Gaspésie touristique, jusqu’à Escuminac, aux confins de la baie des Chaleurs, la diversité du littoral se révèle. Les plages et les grèves de la Gaspésie rend hommage à cette région, particulièrement à sa richesse et à sa beauté infi nie.

Cette nouvelle édition constitue un outil indispensable à qui veut mieux connaître le littoral de la Gaspésie, reconnue comme une des plus belles contrées du monde. Elle inclut les coordonnées géographiques de chacune des plages, et une foule de renseignements historiques et scientifiques permettent de s’informer sur ce qui caractérise ce milieu de vie, tant sur le plan géologique que sur ceux de la faune et de la flore.
la fêlure

la fêlure

Louise Bail
« Le rapatriement du corps de Demian, à la suite de sa mort
inopinée à Paris, n’eut en apparence aucun eff et sur le fin
mot de l’histoire, les enquêteurs gardant précieusement
sous scellés un indice qui laissait planer l’éventualité d’un
crime. Alors la question se posait : de quelle sorte de crime
s’agissait-il ? Un crime passionnel ? Un crime d’honneur ?
Un crime contre les moeurs ? Quelle était la cause qui pouvait
le justifi er ? Et quel rapport ce crime pouvait-il avoir
avec la Disparition ? Il est temps maintenant que jaillisse la
légende contenue dans sa gangue liquide. Que par mes soins
émerge à la surface de l’eau la noyée, respiration trop longtemps
réprimée, yeux grands ouverts et cri gelé au bord des
lèvres. Affl eurant, impassible, le corps se berce aux frissons
de l’eau. Dans la mémoire collective, la légende d’Agnelle, la
vraie, reprend doucement vie. »
Aime comme Montréal

Aime comme Montréal

Marie-Christine Ladouceur-Girard
À l’occasion du 375e anniversaire de Montréal, Aime comme Montréal nous invite à découvrir 60 couples interculturels montréalais inspirants.

Qu’ils soient composés de natifs, d’immigrants, de membres des communautés culturelles ou Autochtones, tous livrent à l’auteure, Marie-Christine Ladouceur- Girard, leurs parcours croisés, leur intimité, leur vision du monde et celle de leur ville d’adoption.

À travers leurs témoignages, c’est à une authentique célébration de la diversité montréalaise à laquelle nous assistons.

Sous l’oeil attentif du réputé photojournaliste Jacques Nadeau (Le Devoir) et du talentueux photographe Mikael Theimer (Portraits de Montréal), Montréal révèle ses charmes et le quotidien de nos hôtes.

En plus de satisfaire la curiosité humaine, les histoires compilées dans ce livre déboulonnent les idées reçues et invitent au dialogue interculturel. Si Aime comme Montréal peut rapprocher, ce projet aura accompli ce pour quoi il a été imaginé : s’ouvrir à l’Autre et mieux vivre ensemble.
Une brève histoire des déesses

Une brève histoire des déesses

Patrick Snyder
On pourrait croire que les déesses appartiennent à une époque révolue. Or, il n’en est rien. Elles sont plus vivantes que jamais dans l’imaginaire occidental. Nous sommes en présence d’un véritable phénomène de société. Les « Vénus » du paléolithique supérieur ou la déesse égyptienne Isis sont devenues des égéries du très populaire « Mouvement de la Déesse », qui fait des millions d’adeptes à travers le monde. Gaïa, la déesse grecque, est reconnue comme la figure emblématique des groupes écologiques. Par ailleurs, de nombreuses recherches s’intéressent aux cultes des déesses qui auraient influencé la conception de Dieu dans les monothéismes. Que signifie pareil retour en force des déesses ? Laissez-vous guider par Patrick Snyder dans un voyage «initiatique» aux pays des déesses. Vous découvrirez que ces divinités issues des cultures anciennes aussi bien que contemporaines vous invitent à porter un regard critique sur une société marquée en profondeur par l’hégémonie du patriarcat politique, technoscientifique et religieux. Vous réaliserez qu’une société ne peut se penser, tant sur le plan culturel que religieux, sans l’apport du féminin. Quant à la place que vous voudrez peut-être réserver aux déesses dans votre propre démarche spirituelle, libre à vous de la déterminer…
La jument des Mongols

La jument des Mongols

Jean Basile
Deux garçons et une fille, Jérémie, Jonathan et Judith, une autre fille encore, Armande, et un souvenir de jeunesse, un certain Victor. Jérémie, le narrateur de ce récit, qui aime trop les femmes, Judith qui aime trop les hommes, Jonathan dont l’ambition est de n’aimer personne. Tout montréalais qu’ils soient, ce sont des « Mongols » en ce qu’ils vivent comme ces petits cavaliers noirauds sans autres lois que les leurs. Et en face d’eux : Armande. Elle est jeune et belle, imprévisible et charmante. Sans le vouloir peut-être, jument de bonne race, elle emportera nos trois sauvages dans son triple galop, un peu trop vite, un peu trop loin. Pour ce premier roman de ce qui allait devenir sa
trilogie des Mongols, Jean Basile a tracé le tableau brillant d’une dolce vita montréalaise, dans le Montréal des années 1960. Il dit : « Ce livre est une tragédievaudeville; mes personnages sont des Œdipes et des Cassandres revus et corrigés par notre monde digne de Feydeau et de Courteline. »
Mon univers

Mon univers

Marc Chagall
Dans une langue vive et un peu rêche, l’artiste y raconte sa vie, de sa naissance à Vitebsk en 1887, petite bourgade juive (shtetl) de Biélorussie située au nord-est de Minsk, jusqu’à son retour dans sa ville natale en 1922, après avoir voyagé à Pétersbourg, Paris et Moscou
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