FIDES



Vient de paraître

Éva Gauthier

Éva Gauthier

Normand Cazelais
Éva Gauthier occupe une place de choix dans l'histoire musicale du vingtième siècle.
Dès les débuts, ses récitals ont illustré un intérêt marqué pour les formes musicales venues d’Orient, issues du jazz et du folklore ou des tendances les plus modernes de la musique dite sérieuse. Elle a inscrit à son répertoire plus de six cents pièces de tout horizon, souvent contre vents et marées. On lui reconnaissait un talent particulier pour les interpréter, pour leur insuffler une âme supplémentaire. Discrète sur sa vie privée, travaillant sans agent ni mari pour promouvoir sa carrière ou lui ouvrir des portes, francophone d’origine dans un monde anglo-saxon, elle a développé des liens étroits, faits de respect mutuel, avec nombre de compositeurs, d’interprètes et de chefs d’orchestre célèbres dont Maurice Ravel, George Gershwin, Erik Satie, Paul Whiteman, et bien d’autres.

Pendant des années, son récital annuel à l’Aeolian Hall de New York a constitué un «événement». Sa performance avec Gershwin sur cette scène en 1923, qualifiée d’«historique» par plusieurs observateurs, a marqué les mémoires. Éva Gauthier était une exploratrice-née. Une artiste qui savait reconnaître la flamme d’une œuvre et le génie des compositeurs. Toute sa vie, elle a su construire des ponts, entre des univers musicaux et culturels, entre des créateurs et des musiciens, à preuve cette rencontre organisée chez elle en 1928 entre Ravel et Gershwin. Son éclectisme était sa «carte de visite».

Née à Ottawa, elle a surtout vécu à l’extérieur de son pays, gardant envers lui un profond attachement. Elle assistait régulièrement aux concerts de musique d’artistes canadiens qui se donnaient à New York. Femme de cœur et de volonté, Éva Gauthier reste, plusieurs décennies après sa mort, une personnalité fascinante. Elle est malheureusement tombée dans un injuste oubli. Espérons que cette biographie suscitera un nouvel intérêt à son endroit. L’histoire lui doit bien un tel hommage.
Attentif, heureux et efficace

Attentif, heureux et efficace

Myriam Jézéquel
Jour après jour, entraînez votre attention et découvrez tout ce qu’un petit supplément d’attention peut apporter de positif à votre quotidien. Savoir être attentif, cela peut paraître banal, mais c’est pourtant la principale clé pour être heureux et performant. Parce que la qualité de vie est profondément liée à la qualité d’attention, chacun gagne à cultiver cette ressource en soi. À l’aide de 31 exercices, vous apprendrez à perfectionner une présence et une écoute, une attitude réceptive et une force de concentration mentale.

Accessible à tous, ce guide vous accompagne pas à pas dans une démarche plus attentive : comment se réapproprier ses sensations physiques ? Se recentrer et stabiliser ses émotions ? Atteindre ses principaux objectifs ou ses souhaits profonds ? Être plus disponible pour les autres ? Éveiller ses sens et un esprit alerte ? Se relier au monde avec ouverture et conscience ?

Ce livre vous amène à devenir conscient de votre force d’attention
et de la manière dont elle façonne qui vous êtes et ce que
vous captez du monde. Une invitation à vivre pleinement sa vie !
Masques africains et culture québécoise

Masques africains et culture québécoise

Pierre Pagé et René Legris
Professeur de lettres et de création littéraire à l’Université de Montréal pendant vingt-cinq ans, le P. Ernest Gagnon, conférencier à la radio, spécialiste de l’art contemporain à l’École des Beaux-Arts de Montréal, eut sans cesse un questionnement philosophique sur tous les arts. C’est avec ces interrogations qu’il a développé, pendant toute sa carrière, une vaste collection d’art africain traditionnel, de pièces océaniennes et de sculptures pré-colombiennes. Cet ouvrage veut illustrer, par un choix de photos commentées, la démarche de recherche d’Ernest Gagnon et le langage qu’il déployait pour l’expliquer à ses auditoires québécois.

Artistes, professeurs, écrivains, religieux, collectionneurs ou galéristes, les intellectuels des années cinquante et soixante ont trouvé dans Ernest Gagnon une parole qui leur faisait dépasser les cadres académiques et le style traditionnel de la culture québécoise. Les étudiants et les intellectuels trouvaient plaisir à explorer les voies d’une pensée anthropologique novatrice. Les auteurs de cet ouvrage ont aussi collaboré avec Ernest Gagnon pour organiser sa collection et l’instituer comme Musée d’art primitif de Montréal.


La modernité au Québec - Tome II

La modernité au Québec - Tome II

Yvan Lamonde
L’histoire intellectuelle de la période 1939-1965 fait voir autrement
la guerre non réductible à la conscription, mais porteuse de prospérité économique et syndicale, d’effervescence culturelle, de fin du pétainisme intellectuel des Québécois. Ils en sortent conscients d’un rapport d’altérité avec la France et d’un rapport de similitude avec l’Amérique mieux définis. La guerre induit aussi
une modernité plus large que celle pour laquelle Borduas, Pellan
et les Automatistes se battent ; la modernisation oblige à regarder
le traditionnel qui traverse les deux trames les plus fortes du
Québec : la religion et le nationalisme. Entreprendre, une fois
constatée « l’unité spirituelle factice », de critiquer le catholicisme
et le nationalisme, c’est délester ces deux composantes culturelles
du poids de leur anachronisme.

Les années 1950 ne sont plus un angle mort masqué par la
fausse compréhension du changement supposément portée par
ce qui aurait été une révolution tranquille plus ou moins datée du
22 juin 1960. La mise en valeur de la liberté, la dénonciation de la
peur, du silence et de l’instrumentalisation de la politique et de
la religion par les résistants de cette décennie montrent l’époque
autrement. Une découverte importante de la présente histoire
réside dans le fait que 50 ans après cette période, le Québec vit
toujours son rapport de malaise avec le passé. Fernand Dumont
l’avait bien vu en 1958, il y aurait un « vide spirituel » à combler.

Professeur émérite de l’Université McGill, Yvan Lamonde a publié une suite (1896-1929) à cette histoire des idées. Il l’a poursuivie avec La modernité au Québec. La Crise de l’homme et de l’esprit (1929-1939) qui se terminera avec La victoire différée du présent sur le passé (1939-1965). En 1995, il a remporté le Prix du Gouverneur général pour son ouvrage Louis-Antoine Dessaulles, un seigneur libéral et anticlérical (Fides).
Histoire sociale des idées au Québec - tome II

Histoire sociale des idées au Québec - tome II

Yvan Lamonde
Première synthèse d'histoire intellectuelle du Québec, cette étude suit sur deux siècles (1760-1960) une double trame : celle des grands courants d'idées qui ont marqué la société et celle du développement de ses institutions culturelles. Elle couvre le cycle complet de la production, de la diffusion et de la réception des idées.
Le second chapitre (1896-1929) de l'Histoire sociale des idées au Québec aborde une période de transition et de défis : la tradition se frotte constamment à la modernisation et à la modernité. L'époque s'ouvre sur une question, celle de L'avenir du peuple canadien-français (1896) d'Edmond de Nevers, et culmine avec la crise économique, sociale et spirituelle de la décennie 1930. L'avenir sera du côté de l'émergence, à travers les figures d'Henri Bourassa et de Lionel Groulx, de deux variantes du nationalisme qui traversera le XXe siècle québécois.

La vie en ville, la consommation de masse étalée dans les catalogues des magasins à rayons, le sport professionnel et commercialisé, le cinéma, le travail le dimanche drainent une kyrielle de défis pour la langue, la religion et la culture de l'élite ; ces changements provoquent de nouveaux rapports entre employeurs et employés, entre femmes et hommes, entre Canadiens français et immigrants. Pour capter et infléchir cette transition* et faire face au présent, deux mots-clés servent de repères aux contemporains : doctrine et action.

Professeur d'histoire et de littérature à l'Université McGill, Yvan Lamonde est connu pour ses travaux sur l'histoire socioculturelle et intellectuelle du Québec. En 1995, il a remporté le Prix du Gouverneur général pour son ouvrage Louis-Antoine Dessaulles, un seigneur libéral et anticlérical (Fides). Il codirige le projet «Histoire du livre et de l'imprimé au Canada / History of the Book in Canada».
Rumeurs à l’aube

Rumeurs à l’aube

Benoît Lacroix
Le titre donné à ce recueil s’inscrit naturellement dans le sillage de Que viennent les étoiles ! pour dire une espérance évoquée dans le texte «Nuit… en fin de vie»: «Ô nuit, où est ta victoire?»

Benoît Lacroix, qui a eu cent ans le 8 septembre 2015, se confie une fois de plus à ses amis pour dire sa confiance en la lumière. Dialoguant avec les poètes et les penseurs de l’espérance Jean d’Ormesson et François Cheng, il perçoit les rumeurs d’une aurore inédite depuis le silence de la forêt de Maska jusqu’à la sagesse des « gens de parole » nombreux qu’il fréquente.

Cette conversation est suivie de quelques réflexions spirituelles que Benoît Lacroix a publiées dans diverses revues au fil de sa vie.

Enfin, ce recueil offre un bouquet de «coups de cœur», soit 111 petits textes inédits où la mémoire et l’imagination jouent à saute-mouton pour nous dire le monde selon Benoît Lacroix.
La chasse-galerie

La chasse-galerie

Honoré Beaugrand
Le conte «La chasse-galerie» a d’abord été publié dans le journal La Patrie, en 1891, et il a alors fait l’objet de plusieurs réimpressions. Ce titre devient par la suite celui d’un recueil de contes publié en 1900 sous le titre La chasse-galerie. Légendes canadiennes avec des illustrations originales du peintre Henri Julien. L’édition définitive de ce recueil regroupe aujourd’hui six contes tous issus de la tradition et de l’imaginaire du peuple québécois. Les trois premiers contes s’inspirent de la tradition orale : ils témoignent de la diversité des croyances populaires et de la richesse de l’imagination des conteurs. L’œuvre d’Honoré Beaugrand donne ainsi une voix aux accents sobres et crus du peuple lui-même.
Quand la caricature sort du journal

Quand la caricature sort du journal

Sous la direction de Micheline Cambron et Dominic Hardy avec la collaboration de Nancy Perron
Baptiste Ladébauche, né de l’esprit d’Hector Berthelot, paraît d’abord dans les pages du journal humoristique Le Canard en 1878. Auteur fictif de chroniques et de romans-feuilletons, dont Les Mystères de Montréal, puis personnage de caricatures, il survit au décès de son créateur et son image, sa langue et sa voix se progagent dans les médias québécois. Héros des débuts de la bande dessinée québécoise, vétéran de milliers de caricatures signées par Albéric Bourgeois entre 1905 et 1957, Ladébauche sort aussi du journal et se manifeste dans la publicité, sur la scène, sur disque et à la radio grâce à de nombreux artistes comme Joseph Charlebois, Henri Julien, Edmond-Joseph Massicotte, Henri Miro, Corinne Dupuis-Maillet, Roméo Poirier, Charles Marchand et Elzéar Hamel. Figure identitaire incarnant sur un mode ironique le Canadien français type, il a marqué la société québécoise jusqu’au début de la Révolution tranquille et a modelé durablement le monde de la caricature au Québec.

Des spécialistes de littérature, d’histoire de l’art, de musicologie et d’archivistique mettent ici en lumière les divers aspects du personnage de Ladébauche, ainsi que de sa femme, Catherine, révélant l’importance d’un phénomène médiatique unique dans la culture québécoise.

Micheline Cambron est professeure au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Spécialiste de la littérature et de la culture québécoises des XIX e et XX e siècles, ses activités de recherche ont principalement porté sur les formes de l’utopie, sur les relations entre presse et littérature et sur les questions d’histoire littéraire. Elle a dirigé l’ouvrage La vie culturelle à Montréal vers 1900 (Fides 2005) et codirige actuellement, puis avec Denis Saint-Jacques et Lucie Robert, l’équipe interdisciplinaire Penser l’histoire de la vie culturelle.

Dominic Hardy, professeur d’histoire de l’art du Québec et du Canada à l’Université du Québec à Montréal, est directeur de l’Équipe de recherche en histoire de l’art au Québec (ERHAQ) et du groupe Caricature et satire graphique à Montréal (CASGRAM). Ses recherches et ses publications portent sur les rapports entre la caricature et les courants artistiques et idéologiques au Québec (1759-1960).

Nancy Perron, doctorante à l’UQAM, où elle examine la construction de l’identité dans la caricature de presse à Montréal (1920-1960), a fait ses études de maîtrise sur le contexte scientifique et culturel d’un ensemble de dessins réalisés par Guido Molinari.
Encyclopédie de la cuisine de Nouvelle-France

Encyclopédie de la cuisine de Nouvelle-France

Jean-Marie Francoeur
Avec des illustrations de Deni Blanchet
«En cuisine, on n’invente plus, on retrouve» (Maurice-Edmond Saillant alias Curnonski). Cette citation, placée en ouverture du livre, invite à une redécouverte de nos racines culinaires. Cet ouvrage de référence unique, qui relate une histoire jamais racontée auparavant et qui donne accès à une tradition culinaire parfois oubliée ou méconnue, est une pièce essentielle à l’exploration de notre patrimoine gastronomique. L’auteur a parcouru des milliers de pages de correspondances officielles, d’ouvrages historiques, de journaux, de relations épistolaires des premiers découvreurs, d’archives européennes et québécoises, de livres de cuisine traditionnelle anciens et récents pour retracer l’histoire et les recettes de la cuisine de Nouvelle-France. En plus d’une somme impressionnante d’informations de toutes sortes sur les denrées disponibles, les plats et les menus, les techniques et les secrets, les instruments et les méthodes, les anecdotes et les coutumes, cette encyclopédie contient plus de 3000 recettes des origines qui fondent notre patrimoine culinaire. Les très anciennes recettes sont données dans leur forme d’origine, pour le plaisir de la lecture, et dans une version modernisée, pour le plaisir de les cuisiner. Un coffre aux trésors unique pour découvrir les richesses de notre cuisine et la genèse de notre table.

Jean-Marie Francoeur a œuvré dans l’univers du théâtre, de l’opéra et du cinéma et est également diplômé de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). En tant que chef décorateur, il a collaboré à plusieurs films et documentaires, dont Le Matou et Les Plouffe.
Côté cuisine, il a oeuvré comme chef exécutif dans plusieurs établissements renommés de Montréal. Chercheur passionné, il travaille depuis plus de quinze ans à ce projet qui étudie le jeu des influences culinaires ayant contribué à créer l’authentique cuisine québécoise. Il a remporté le prix Lauréat Or Taste Canada⁄Les saveurs du Canada pour son premier livre, Genèse de la cuisine québécoise: à travers ses grandes et ses petites histoires (Fides, 2011).
Mission sur Terre

Mission sur Terre

Robert Calderisi
Traduit de l’anglais par Richard Dubois

Malgré le nouveau ton rafraîchissant du pape François, peu d’Occidentaux admirent l’Église catholique, la plus grande et peut-être aussi la plus controversée des organisations de la planète. Plusieurs, parmi son milliard deux cents millions de fidèles, se disent déçus de son obstination sur les questions du célibat des prêtres, du rôle des femmes et du contrôle des naissances; d’autres trouvent honteux qu’elle ait mis tant de temps pour traiter de manière convaincante le scandale des agressions sexuelles sur des enfants. Mais dans le monde en développement, le jugement porté est radicalement différent. Toujours critiques sur certains sujets, comme les avoirs de l’Église, les catholiques et les non-catholiques soulignent son impressionnante contribution aux soins de santé, à l’éducation et à la justice sociale partout dans le monde.

Catholique à la fois informé et objectif, Robert Calderisi a sillonné l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine. Il s’est entretenu avec des cardinaux dans les lieux saints du Vatican, avec des religieuses en charge de cliniques dans les sinistres bidonvilles de l’Amérique latine et avec des prêtres bataillant pour faire respecter les droits des plus pauvres en Afrique, mais aussi avec les critiques occidentaux des activités de l’Église. Dans cet ouvrage passionnant, l’auteur passe en revue les tensions et paradoxes sévissant au sein de l’Église: d’un côté, des complicités avec les génocidaires du Rwanda et avec les dictatures de l’Argentine, de l’autre, la défense des droits humains au Brésil et au Salvador; le refus, tout récemment encore, d’avaliser l’usage du condom en Afrique, et en même temps, une affirmation appuyée du droit des filles à l’éducation. Voici donc une enquête fascinante qui suscitera la plus vive attention des lecteurs de toute foi — et de ceux qui n’en professent aucune.

«Peu de lecteurs s’approcheront du livre de Robert Calderisi avec l’esprit ouvert. Les fidèles ne vont pas apprécier son évaluation franche des transgressions de l’institution, tandis que les détracteurs seront mal à l’aise avec son énumération élogieuse des bonnes actions de l’Église. Pourtant, tous ont beaucoup à apprendre dans ce livre.»
The Economist

Robert Calderisi est économiste et auteur. Il a derrière lui trente années d’expérience en développement international pour le compte du gouvernement canadien, de l’OCDE et de la Banque mondiale. Depuis qu’il a quitté la Banque en 2002, il a donné de nombreuses conférences aux quatre coins du monde sur l’Afrique, le développement et l’aide étrangère. Son ouvrage The Trouble with Africa: Why Foreign Aid isn’t working (Yale University Press, 2006), dont la traduction française L’Afrique peut-elle s’en sortir : Pourquoi l’aide publique ne marche pas, a paru chez Fides en 2007, a été décrit par le magazine The Economist comme l’un des meilleurs titres de l’année. Robert Calderisi partage sa vie entre Montréal et Paris.
Une école pour le XXIe siècle

Une école pour le XXIe siècle

Claude Ruel
Le monde a changé et l’école doit accompagner cette mutation en se transformant elle-même. Dans le contexte des grands défis – éthiques, sociaux, environnementaux et économiques – posés par notre époque, Une école pour le XXIe siècle nous invite à repenser les caractéristiques et les fondements essentiels de cette institution. Cet ouvrage propose une réflexion humaniste et stimulante sur la place centrale qu’y occupent les jeunes, et ce, dès l’école primaire, à cet âge si déterminant pour ce qu’ils deviendront plus tard. Observateur privilégié du milieu de l’enseignement, l’auteur y pose la question de l’évolution des rôles de celles et de ceux qui y interviennent, de celui de la famille ainsi que des différents acteurs sociaux qui l’accompagnent dans la poursuite de sa mission. Ce livre s’inscrit au cœur des grands débats actuels entourant l’école et se fait l’écho d’enquêtes nationales récentes qui invitent notamment à la préparation de citoyens à la fois créatifs, autonomes, polyvalents, entreprenants, capables d’innover et de solutionner des problèmatiques complexes.

Claude Ruel a participé aux grandes étapes de l’évolution du système scolaire québécois, depuis les années 1960, de la naissance des cégeps à la réforme de l’éducation. Collaborateur de l’UNESCO, il s’est aussi engagé auprès de l’Agence universitaire de la Francophonie, qui l’a nommé membre du conseil d’administration de l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat, à l’île Maurice, où il fut professeur invité de 2002 à 2012. En 2015, il était nommé membre du Jury international créé par le gouvernement français, à la suite d’un important appel de projets visant à développer en France la «culture de l’innovation et de l’entrepreneuriat».
J’écris sur vos cendres

J’écris sur vos cendres

Marité Villeneuve
«Il y a des histoires difficiles à raconter. Mais ce qui ne peut se dire demande parfois à s’écrire. Il m’aura fallu trente-cinq ans pour y arriver... Ta mort et celle du Petit ont causé dans notre famille un immense tsunami. Tous les mots perdus ont reflué jusqu’à moi. Depuis, je ramasse les gravats qui flottent à la dérive ou jonchent la grève. Avec ces débris de mots, j’essaie de trouver un peu de sens au désastre.»

1977. Une tragédie familiale. Pour ceux qui restent, la vie vient de basculer. À la douleur de la perte s’ajoute l’intrusion des médias. Le jugement social. Le poids de la honte. Le silence qui s’installe. Mais la vie d’un homme ne peut se réduire au dernier geste de son dernier jour: il y a toute une histoire avant. Avec une écriture juste, sensible et prenante, J’écris sur vos cendres aborde les multiples questions que soulève un drame humain. Une écriture qui se fait «mausolée de mots», «oeuvre de mémoire». Un récit qui veut «consoler les morts» tout en prenant soin des vivants.

Le deuil de ces deux vies inachevées, je ne le ferai jamais. Peut-être l’écriture n’est-elle qu’une tentative illusoire d’achèvement, alors je ne pourrai jamais cesser d’écrire.

Écrivaine et poète, Marité Villeneuve a publié plusieurs ouvrages aux éditions Fides: Je veux rentrer chez moi: récit d’un accompagnement; Des pas sur la page: l’écriture comme chemin; Sculpter sa vie et Pour un dimanche tranquille à Pékin.
Le secret de Marie Julia François

Le secret de Marie Julia François

Lucien Morin
Paris, mai 1942. Marie Julia François, vingt-deux ans, s’éprend d’un Allemand, Alexandre Wilhelm Krofft, rusé sauveur de Juifs. Elle commence la rédaction de son passionnant journal…

Québec, 28 juin 1943. S’adressant à son fils nouveau-né, Marie Julia écrit dans la dernière entrée de son journal: «Je m’adresse à toi, mon petit Philippe. Écoute attentivement. Les deux cahiers, à savoir mon journal et Code Québec, abritent chacun une partie de notre secret. Le premier dit comment les renseignements ont été recueillis. Le deuxième les préserve et les protège. Quand tu auras découvert la manœuvre du premier, la mission du deuxième te deviendra claire. Quærendo invenietis. Ta maman qui t’aime…»

Québec, 28 juin 1943. Marie Julia François est assassinée avec une amie italienne dans la Maison des Augustines…

Québec, mai 2013. Le journal de Marie Julia François et Code Québec sont découverts dans un mur de pierres de la vieille maison. Les deux cahiers détiennent non seulement la clé du secret de Marie Julia, mais celle des deux meurtres…

Lucien Morin a grandi aux États-Unis d’Amérique où il est né. Arrivé à Québec en 1963, à l’âge de vingt ans, il est aujourd’hui retraité de l’Université Laval, où il a été professeur de philosophie. Il habite à Québec.
ÊTRE ET NE PLUS ÊTRE AUTISTE

ÊTRE ET NE PLUS ÊTRE AUTISTE

Nathalie Champoux
À l’été 2011, après avoir reçu un diagnostic d’autisme pour son fils aîné et une hypothèse d’autisme pour son fils cadet, Nathalie Champoux, une jeune mère de 31 ans, a entrepris des recherches qui l’ont menée vers une piste pour le moins étonnante: l’autisme — contrairement à ce que les médecins affirmaient — serait vraisemblablement réversible. Dès lors, elle s’est engagée dans une bouleversante quête pour guérir ses enfants. Aujourd’hui, l’un et l’autre sont en parfaite santé et ont un développement on ne peut plus normal.

À travers ce témoignage magnifique et touchant, on suit Nathalie Champoux, son conjoint et ses enfants dans leur quotidien d’abord ponctué de crises, de séances de thérapie, de plans d’intervention, de nuits épuisantes et même de moments de profond découragement, puis dans leurs démarches pour retrouver la santé.

Ce vibrant récit de courage et de détermination livre un important message d’espoir à tous les parents d’enfants autistes ou atteints d’un trouble neurologique ou de développement, mais aussi à toutes les personnes qui croient que, pour vaincre la maladie, il faut d’abord chercher à en comprendre les causes plutôt que d’en traiter uniquement les symptômes.
Chroniques d’une musulmane indignée

Chroniques d’une musulmane indignée

Asmaa Ibnouzahir
En plus d’un récit autobiographique racontant les défis qu’elle a relevés en tant que jeune immigrante musulmane d’origine marocaine arrivée au Québec en 1994, Asmaa Ibnouzahir présente également une analyse éclairante sur des questions qui reviennent souvent dans nos médias au sujet de l’islam, des femmes et de la société: les musulmans «modérés», les crimes «d’honneur», le foulard, le féminisme islamique et bien d’autres. Islamiste pour certains et hérétique pour d’autres, Asmaa Ibnouzahir partage avec nous son parcours personnel et militant qui a fait d’elle la citoyenne québécoise musulmane, féministe et indignée qu’elle est aujourd’hui. Engagée dans les débats sociopolitiques qui ont traversé le Québec au cours de la dernière décennie, sur la religion, l’immigration et les valeurs québécoises, Asmaa Ibnouzahir livre un témoignage essentiel qui donne un accès sans précédent aux coulisses de ces débats.

Depuis une dizaine d’années, Asmaa Ibnouzahir est engagée dans la réflexion et les débats sociaux autour des droits de la personne, notamment sur les questions touchant autant à l’immigration et à la religion dans la sphère publique qu’au statut des femmes dans l’Islam. Elle a également voyagé et travaillé dans plus d’une quinzaine de pays en tant que spécialiste de la nutrition d’urgence humanitaire.


À paraître

Histoire inédite des Patriotes

Histoire inédite des Patriotes

Anne-Marie Sicotte
Un récit à la fois concis et étoffé narre l’odyssée d’une nation patriote rendue souveraine par la création d’un Parlement en 1791, mais placée sous tutelle lors de la mise en vigueur du Canada-Uni, en 1841. Plusieurs épisodes cruciaux, y compris les affrontements armés de Saint-Denis, de Saint-Charles et de Saint-Eustache, sont
dévoilés dans leurs détails tragiques.
Des illustrations d’artistes, tous contemporains de l’époque, composent l’essentiel
du florilège visuel, lequel est enrichi de cartes géographiques, de manuscrits et d’autres documents d’archives. Au terme de la traversée, justice est finalement rendue à un peuple qui a été dépouillé de sa liberté d’expression, qui a dû endurer
sans mot dire la censure et les mises à l’index.

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