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Vient de paraître

Jeanne Mance

Jeanne Mance

Françoise Deroy-Pineau
«Infirmière sans frontières» avant la lettre, Jeanne Mance est née à Langres en 1606. Sa passion de soigner lui fait traverser l’océan pour venir fonder l’Hôtel-Dieu de Montréal en 1645. Ses voyages entre les deux mondes la mènent aussi à naviguer entre les frontières sociales. C’est ainsi qu’elle rencontre à Paris une richissime bailleuse de fonds, Angélique de Bullion; puis à La Rochelle, le promoteur de la Société Notre-Dame de Montréal, Jérôme Le Royer, et le futur gouverneur de la ville, Paul de Chomedey. Elle meurt à l’âge de 67 ans à Montréal, où, trois siècles plus tard, les traces de sa vie bien remplie sont encore visibles.

Françoise Deroy-Pineau a beaucoup fait pour sortir de l’ombre les pionnières
de la Nouvelle-France en racontant leur vie avec le style vivant et l’érudition précise qui
la caractérisent. La vie d’exception qu’elle nous livre ici est non seulement une ­précieuse
œuvre de mémoire, mais aussi le rappel de l’étendue du champ des possibles qui s’ouvrait
aux Françaises du XVIIe siècle.
Extrait de la préface de Dominique Deslandres

Canadienne et française, montréalaise et tourangelle, Françoise Deroy-Pineau est journaliste et sociologue, spécialisée en socio-histoire. Ses travaux sur les pionnières de la Nouvelle-France l’ont fait connaître dans la francophonie.
Quand la caricature sort du journal

Quand la caricature sort du journal

Sous la direction de Micheline Cambron et Dominic Hardy avec la collaboration de Nancy Perron
Baptiste Ladébauche, né de l’esprit d’Hector Berthelot, paraît d’abord dans les pages du journal humoristique Le Canard en 1878. Auteur fictif de chroniques et de romans-feuilletons, dont Les Mystères de Montréal, puis personnage de caricatures, il survit au décès de son créateur et son image, sa langue et sa voix se progagent dans les médias québécois. Héros des débuts de la bande dessinée québécoise, vétéran de milliers de caricatures signées par Albéric Bourgeois entre 1905 et 1957, Ladébauche sort aussi du journal et se manifeste dans la publicité, sur la scène, sur disque et à la radio grâce à de nombreux artistes comme Joseph Charlebois, Henri Julien, Edmond-Joseph Massicotte, Henri Miro, Corinne Dupuis-Maillet, Roméo Poirier, Charles Marchand et Elzéar Hamel. Figure identitaire incarnant sur un mode ironique le Canadien français type, il a marqué la société québécoise jusqu’au début de la Révolution tranquille et a modelé durablement le monde de la caricature au Québec.

Des spécialistes de littérature, d’histoire de l’art, de musicologie et d’archivistique mettent ici en lumière les divers aspects du personnage de Ladébauche, ainsi que de sa femme, Catherine, révélant l’importance d’un phénomène médiatique unique dans la culture québécoise.

Micheline Cambron est professeure au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Spécialiste de la littérature et de la culture québécoises des XIX e et XX e siècles, ses activités de recherche ont principalement porté sur les formes de l’utopie, sur les relations entre presse et littérature et sur les questions d’histoire littéraire. Elle a dirigé l’ouvrage La vie culturelle à Montréal vers 1900 (Fides 2005) et codirige actuellement, puis avec Denis Saint-Jacques et Lucie Robert, l’équipe interdisciplinaire Penser l’histoire de la vie culturelle.

Dominic Hardy, professeur d’histoire de l’art du Québec et du Canada à l’Université du Québec à Montréal, est directeur de l’Équipe de recherche en histoire de l’art au Québec (ERHAQ) et du groupe Caricature et satire graphique à Montréal (CASGRAM). Ses recherches et ses publications portent sur les rapports entre la caricature et les courants artistiques et idéologiques au Québec (1759-1960).

Nancy Perron, doctorante à l’UQAM, où elle examine la construction de l’identité dans la caricature de presse à Montréal (1920-1960), a fait ses études de maîtrise sur le contexte scientifique et culturel d’un ensemble de dessins réalisés par Guido Molinari.
Encyclopédie de la cuisine de Nouvelle-France

Encyclopédie de la cuisine de Nouvelle-France

Jean-Marie Francoeur
Avec des illustrations de Deni Blanchet
«En cuisine, on n’invente plus, on retrouve» (Maurice-Edmond Saillant alias Curnonski). Cette citation, placée en ouverture du livre, invite à une redécouverte de nos racines culinaires. Cet ouvrage de référence unique, qui relate une histoire jamais racontée auparavant et qui donne accès à une tradition culinaire parfois oubliée ou méconnue, est une pièce essentielle à l’exploration de notre patrimoine gastronomique. L’auteur a parcouru des milliers de pages de correspondances officielles, d’ouvrages historiques, de journaux, de relations épistolaires des premiers découvreurs, d’archives européennes et québécoises, de livres de cuisine traditionnelle anciens et récents pour retracer l’histoire et les recettes de la cuisine de Nouvelle-France. En plus d’une somme impressionnante d’informations de toutes sortes sur les denrées disponibles, les plats et les menus, les techniques et les secrets, les instruments et les méthodes, les anecdotes et les coutumes, cette encyclopédie contient plus de 3000 recettes des origines qui fondent notre patrimoine culinaire. Les très anciennes recettes sont données dans leur forme d’origine, pour le plaisir de la lecture, et dans une version modernisée, pour le plaisir de les cuisiner. Un coffre aux trésors unique pour découvrir les richesses de notre cuisine et la genèse de notre table.

Jean-Marie Francoeur a œuvré dans l’univers du théâtre, de l’opéra et du cinéma et est également diplômé de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). En tant que chef décorateur, il a collaboré à plusieurs films et documentaires, dont Le Matou et Les Plouffe.
Côté cuisine, il a oeuvré comme chef exécutif dans plusieurs établissements renommés de Montréal. Chercheur passionné, il travaille depuis plus de quinze ans à ce projet qui étudie le jeu des influences culinaires ayant contribué à créer l’authentique cuisine québécoise. Il a remporté le prix Lauréat Or Taste Canada⁄Les saveurs du Canada pour son premier livre, Genèse de la cuisine québécoise: à travers ses grandes et ses petites histoires (Fides, 2011).
Mission sur Terre

Mission sur Terre

Robert Calderisi
Traduit de l’anglais par Richard Dubois

Malgré le nouveau ton rafraîchissant du pape François, peu d’Occidentaux admirent l’Église catholique, la plus grande et peut-être aussi la plus controversée des organisations de la planète. Plusieurs, parmi son milliard deux cents millions de fidèles, se disent déçus de son obstination sur les questions du célibat des prêtres, du rôle des femmes et du contrôle des naissances; d’autres trouvent honteux qu’elle ait mis tant de temps pour traiter de manière convaincante le scandale des agressions sexuelles sur des enfants. Mais dans le monde en développement, le jugement porté est radicalement différent. Toujours critiques sur certains sujets, comme les avoirs de l’Église, les catholiques et les non-catholiques soulignent son impressionnante contribution aux soins de santé, à l’éducation et à la justice sociale partout dans le monde.

Catholique à la fois informé et objectif, Robert Calderisi a sillonné l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine. Il s’est entretenu avec des cardinaux dans les lieux saints du Vatican, avec des religieuses en charge de cliniques dans les sinistres bidonvilles de l’Amérique latine et avec des prêtres bataillant pour faire respecter les droits des plus pauvres en Afrique, mais aussi avec les critiques occidentaux des activités de l’Église. Dans cet ouvrage passionnant, l’auteur passe en revue les tensions et paradoxes sévissant au sein de l’Église: d’un côté, des complicités avec les génocidaires du Rwanda et avec les dictatures de l’Argentine, de l’autre, la défense des droits humains au Brésil et au Salvador; le refus, tout récemment encore, d’avaliser l’usage du condom en Afrique, et en même temps, une affirmation appuyée du droit des filles à l’éducation. Voici donc une enquête fascinante qui suscitera la plus vive attention des lecteurs de toute foi — et de ceux qui n’en professent aucune.

«Peu de lecteurs s’approcheront du livre de Robert Calderisi avec l’esprit ouvert. Les fidèles ne vont pas apprécier son évaluation franche des transgressions de l’institution, tandis que les détracteurs seront mal à l’aise avec son énumération élogieuse des bonnes actions de l’Église. Pourtant, tous ont beaucoup à apprendre dans ce livre.»
The Economist

Robert Calderisi est économiste et auteur. Il a derrière lui trente années d’expérience en développement international pour le compte du gouvernement canadien, de l’OCDE et de la Banque mondiale. Depuis qu’il a quitté la Banque en 2002, il a donné de nombreuses conférences aux quatre coins du monde sur l’Afrique, le développement et l’aide étrangère. Son ouvrage The Trouble with Africa: Why Foreign Aid isn’t working (Yale University Press, 2006), dont la traduction française L’Afrique peut-elle s’en sortir : Pourquoi l’aide publique ne marche pas, a paru chez Fides en 2007, a été décrit par le magazine The Economist comme l’un des meilleurs titres de l’année. Robert Calderisi partage sa vie entre Montréal et Paris.
L’École Nouvelle-Querbes

L’École Nouvelle-Querbes

Sous la direction de Laurence Houllier, Hélène Bombardier et Thérèse Dangléant
Cet ouvrage est le fruit de la réflexion d’un groupe formé de membres du personnel et de la direction de l’école alternative Nouvelle-Querbes sur les pratiques pédagogiques et éducatives de leur école. Les auteurs passent d’abord en revue les principes et les pratiques de l’école pour examiner par la suite très concrètement les rôles et les responsabilités de tous ceux qui interagissent dans le milieu. Donner la parole à cette équipe qui travaille selon une pédagogie centrée sur l’enfant et ses projets personnels, dans un contexte multiâge avec en toile de fond la différenciation pédagogique et la coéducation, tel est le but de ce livre.

Ce livre intéressera les étudiants en éducation, les universitaires, les enseignants, les parents, les partenaires de la communauté, les directions d’école, les commissions scolaires ainsi que tous les professionnels et acteurs de l’éducation. Il permet au lecteur de franchir la porte de l’école, d’y découvrir son quotidien, de lever le voile sur le milieu alternatif trop souvent mal compris. Il permet également de faire voir comment l’école alternative repose sur un réseau de relations fondé sur une vision commune de tous ses acteurs quant au programme de formation de l’école québécoise.

«Ce livre propose une pratique réflexive susceptible
d’inspirer tous ceux qui, au Québec et ailleurs, sont à la recherche de formes neuves
pour atteindre l’autonomie et faire accéder l’enfant à la pleine maîtrise de son développement.»
[Extrait de la préface de Georges Leroux]
Rumeurs à l’aube

Rumeurs à l’aube

Benoît Lacroix
Le titre donné à ce recueil s’inscrit naturellement dans le sillage de Que viennent les étoiles ! pour dire une espérance évoquée dans le texte «Nuit… en fin de vie»: «Ô nuit, où est ta victoire?»

Benoît Lacroix, qui a eu cent ans le 8 septembre 2015, se confie une fois de plus à ses amis pour dire sa confiance en la lumière. Dialoguant avec les poètes et les penseurs de l’espérance Jean d’Ormesson et François Cheng, il perçoit les rumeurs d’une aurore inédite depuis le silence de la forêt de Maska jusqu’à la sagesse des « gens de parole » nombreux qu’il fréquente.

Cette conversation est suivie de quelques réflexions spirituelles que Benoît Lacroix a publiées dans diverses revues au fil de sa vie.

Enfin, ce recueil offre un bouquet de «coups de cœur», soit 111 petits textes inédits où la mémoire et l’imagination jouent à saute-mouton pour nous dire le monde selon Benoît Lacroix.
Une école pour le XXIe siècle

Une école pour le XXIe siècle

Claude Ruel
Le monde a changé et l’école doit accompagner cette mutation en se transformant elle-même. Dans le contexte des grands défis – éthiques, sociaux, environnementaux et économiques – posés par notre époque, Une école pour le XXIe siècle nous invite à repenser les caractéristiques et les fondements essentiels de cette institution. Cet ouvrage propose une réflexion humaniste et stimulante sur la place centrale qu’y occupent les jeunes, et ce, dès l’école primaire, à cet âge si déterminant pour ce qu’ils deviendront plus tard. Observateur privilégié du milieu de l’enseignement, l’auteur y pose la question de l’évolution des rôles de celles et de ceux qui y interviennent, de celui de la famille ainsi que des différents acteurs sociaux qui l’accompagnent dans la poursuite de sa mission. Ce livre s’inscrit au cœur des grands débats actuels entourant l’école et se fait l’écho d’enquêtes nationales récentes qui invitent notamment à la préparation de citoyens à la fois créatifs, autonomes, polyvalents, entreprenants, capables d’innover et de solutionner des problèmatiques complexes.

Claude Ruel a participé aux grandes étapes de l’évolution du système scolaire québécois, depuis les années 1960, de la naissance des cégeps à la réforme de l’éducation. Collaborateur de l’UNESCO, il s’est aussi engagé auprès de l’Agence universitaire de la Francophonie, qui l’a nommé membre du conseil d’administration de l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat, à l’île Maurice, où il fut professeur invité de 2002 à 2012. En 2015, il était nommé membre du Jury international créé par le gouvernement français, à la suite d’un important appel de projets visant à développer en France la «culture de l’innovation et de l’entrepreneuriat».
J’écris sur vos cendres

J’écris sur vos cendres

Marité Villeneuve
«Il y a des histoires difficiles à raconter. Mais ce qui ne peut se dire demande parfois à s’écrire. Il m’aura fallu trente-cinq ans pour y arriver... Ta mort et celle du Petit ont causé dans notre famille un immense tsunami. Tous les mots perdus ont reflué jusqu’à moi. Depuis, je ramasse les gravats qui flottent à la dérive ou jonchent la grève. Avec ces débris de mots, j’essaie de trouver un peu de sens au désastre.»

1977. Une tragédie familiale. Pour ceux qui restent, la vie vient de basculer. À la douleur de la perte s’ajoute l’intrusion des médias. Le jugement social. Le poids de la honte. Le silence qui s’installe. Mais la vie d’un homme ne peut se réduire au dernier geste de son dernier jour: il y a toute une histoire avant. Avec une écriture juste, sensible et prenante, J’écris sur vos cendres aborde les multiples questions que soulève un drame humain. Une écriture qui se fait «mausolée de mots», «oeuvre de mémoire». Un récit qui veut «consoler les morts» tout en prenant soin des vivants.

Le deuil de ces deux vies inachevées, je ne le ferai jamais. Peut-être l’écriture n’est-elle qu’une tentative illusoire d’achèvement, alors je ne pourrai jamais cesser d’écrire.

Écrivaine et poète, Marité Villeneuve a publié plusieurs ouvrages aux éditions Fides: Je veux rentrer chez moi: récit d’un accompagnement; Des pas sur la page: l’écriture comme chemin; Sculpter sa vie et Pour un dimanche tranquille à Pékin.
Le secret de Marie Julia François

Le secret de Marie Julia François

Lucien Morin
Paris, mai 1942. Marie Julia François, vingt-deux ans, s’éprend d’un Allemand, Alexandre Wilhelm Krofft, rusé sauveur de Juifs. Elle commence la rédaction de son passionnant journal…

Québec, 28 juin 1943. S’adressant à son fils nouveau-né, Marie Julia écrit dans la dernière entrée de son journal: «Je m’adresse à toi, mon petit Philippe. Écoute attentivement. Les deux cahiers, à savoir mon journal et Code Québec, abritent chacun une partie de notre secret. Le premier dit comment les renseignements ont été recueillis. Le deuxième les préserve et les protège. Quand tu auras découvert la manœuvre du premier, la mission du deuxième te deviendra claire. Quærendo invenietis. Ta maman qui t’aime…»

Québec, 28 juin 1943. Marie Julia François est assassinée avec une amie italienne dans la Maison des Augustines…

Québec, mai 2013. Le journal de Marie Julia François et Code Québec sont découverts dans un mur de pierres de la vieille maison. Les deux cahiers détiennent non seulement la clé du secret de Marie Julia, mais celle des deux meurtres…

Lucien Morin a grandi aux États-Unis d’Amérique où il est né. Arrivé à Québec en 1963, à l’âge de vingt ans, il est aujourd’hui retraité de l’Université Laval, où il a été professeur de philosophie. Il habite à Québec.
Le village entré dans le silence

Le village entré dans le silence

Ronald Lavallée
Dunnigan est le théologien le plus télégénique du Québec. Élégant, sportif, drôle, il défend le droit au doute. La télé l’adore. Les femmes ne le détestent pas, mis à part la sienne. Puis un jour, sa fille de vingt-deux ans disparaît. Ses traces mènent à une communauté intégriste, ultra-catholique, dans un village perdu. C’est déjà gênant pour un théologien très cool. Puis, arrivent des rumeurs de visions et de miracles. Catou serait-elle une sainte? Le père part à sa recherche.

Ronald Lavallée est un ex-réalisateur et journaliste de Radio-Canada qui habite l’Estrie. Son roman Le bonheur à Memracook a paru chez Fides en 2011.
ÊTRE ET NE PLUS ÊTRE AUTISTE

ÊTRE ET NE PLUS ÊTRE AUTISTE

Nathalie Champoux
À l’été 2011, après avoir reçu un diagnostic d’autisme pour son fils aîné et une hypothèse d’autisme pour son fils cadet, Nathalie Champoux, une jeune mère de 31 ans, a entrepris des recherches qui l’ont menée vers une piste pour le moins étonnante: l’autisme — contrairement à ce que les médecins affirmaient — serait vraisemblablement réversible. Dès lors, elle s’est engagée dans une bouleversante quête pour guérir ses enfants. Aujourd’hui, l’un et l’autre sont en parfaite santé et ont un développement on ne peut plus normal.

À travers ce témoignage magnifique et touchant, on suit Nathalie Champoux, son conjoint et ses enfants dans leur quotidien d’abord ponctué de crises, de séances de thérapie, de plans d’intervention, de nuits épuisantes et même de moments de profond découragement, puis dans leurs démarches pour retrouver la santé.

Ce vibrant récit de courage et de détermination livre un important message d’espoir à tous les parents d’enfants autistes ou atteints d’un trouble neurologique ou de développement, mais aussi à toutes les personnes qui croient que, pour vaincre la maladie, il faut d’abord chercher à en comprendre les causes plutôt que d’en traiter uniquement les symptômes.
Chroniques d’une musulmane indignée

Chroniques d’une musulmane indignée

Asmaa Ibnouzahir
En plus d’un récit autobiographique racontant les défis qu’elle a relevés en tant que jeune immigrante musulmane d’origine marocaine arrivée au Québec en 1994, Asmaa Ibnouzahir présente également une analyse éclairante sur des questions qui reviennent souvent dans nos médias au sujet de l’islam, des femmes et de la société: les musulmans «modérés», les crimes «d’honneur», le foulard, le féminisme islamique et bien d’autres. Islamiste pour certains et hérétique pour d’autres, Asmaa Ibnouzahir partage avec nous son parcours personnel et militant qui a fait d’elle la citoyenne québécoise musulmane, féministe et indignée qu’elle est aujourd’hui. Engagée dans les débats sociopolitiques qui ont traversé le Québec au cours de la dernière décennie, sur la religion, l’immigration et les valeurs québécoises, Asmaa Ibnouzahir livre un témoignage essentiel qui donne un accès sans précédent aux coulisses de ces débats.

Depuis une dizaine d’années, Asmaa Ibnouzahir est engagée dans la réflexion et les débats sociaux autour des droits de la personne, notamment sur les questions touchant autant à l’immigration et à la religion dans la sphère publique qu’au statut des femmes dans l’Islam. Elle a également voyagé et travaillé dans plus d’une quinzaine de pays en tant que spécialiste de la nutrition d’urgence humanitaire.
Une fabrique de servitude

Une fabrique de servitude

Roger Payette et Jean-François Payette
L’aspiration à l’indépendance nationale est d’abord une question politique. Toutefois, les obstacles qui se dressent sur la route de l’affranchissement d’un peuple logent souvent dans la dimension culturelle, qui devient un aliénomoteur de la subordination nationale par le divorce qu’elle opérera, par exemple, entre la parole et l’action chez la collectivité. Pour découvrir les principales composantes de cet aliénomoteur culturel, l’art, et particulièrement l’écrit, est un formidable révélateur. En analysant trois oeuvres québécoises majeures − à savoir Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon, Les Belles-soeurs de Michel Tremblay et La Petite Vie de Claude Meunier − les auteurs passent en revue les éléments socioculturels qui façonnent la définition que les Québécois se donnent d’eux-mêmes comme collectivité et qui transforment leur culture nationale, pourtant si féconde, en une fabrique de servitude. Après avoir analysé les sources de cet assujettissement et ses conséquences douloureuses, les auteurs proposent une démarche d’affranchissement afin que le peuple prenne sa vie collective en main en s’appropriant un agir qui lui permettra de se rétablir dans le bonheur authentique de collaborer à la construction d’un monde commun.

Roger Payette est historien. Il a publié plusieurs articles dans la revue Bulletin d’histoire politique.

Jean-François Payette est politologue. Il est l’auteur de nombreux ouvrages en sciences humaines.

En 2013, les auteurs ont été les récipiendaires du prix Pierre-Vadeboncoeur pour leur ouvrage intitulé Ce peuple qui ne fut jamais souverain. La tentationdu suicide politique des Québécois.
Le règne de la canaille

Le règne de la canaille

Anne-Marie Sicotte
En 1833, il fait bon vivre en Bas-Canada, colonie prospère d’Amérique. Gilbert, instituteur à Montréal, et sa sœur Vitaline, qui vient de lier son sort à celui d’un marin de Saint-Denis, aspirent à une existence à la hauteur de leurs ambitions. Tout en se laissant entraîner sur le chemin périlleux d’une ancienne passion, Vitaline déploie sa sensibilité d’artiste. Quant à son frère, il s’est entiché de la plaisante Caroline, qui vend ses charmes, défend chèrement son indépendance et lui donne du fil à retordre.

Cependant, l’orage gronde. Au risque de voir s’évanouir leur joie de vivre, le frère et la sœur s’unissent à leurs concitoyens de la Province of Quebec pour lutter contre le despotisme et l’arbitraire. La tragédie de la Rue du Sang reste impunie et le pouvoir militaire étend son emprise. Avec opiniâtreté, les députés patriotes à la Chambre d’Assemblée dénoncent les injustices. Fortifiés par la noblesse de leurs principes, les « tuques bleues » les soutiennent en affichant esprit frondeur et ferveur révolutionnaire.

Une coterie de profiteurs impose son pouvoir par la force brute, jusqu’à commettre l’irréparable en 1837. Dès lors, les «tuques bleues» se métamorphosent en insurgés. Sous l’apparence d’une rébellion, une véritable guerre de reconquête fait rage…

Le règne de la canaille parachève une épopée romanesque ancrée dans le Québec au temps des Rébellions, Les tuques bleues, suite à un premier tome intitulé Le charivari de la liberté. Réputée pour sa saga Les Accoucheuses, Anne-Marie Sicotte entrelace avec brio l’intime au politique, le privé à la grande histoire et un peuple à son destin.
Trésor des expressions québécoises

Trésor des expressions québécoises

Pierre DesRuisseaux
Les expressions populaires donnent à la langue ses plus beaux airs de famille, d’autant plus qu’elles appartiennent indistinctement à toutes les classes de la société. Au Québec, la langue intègre un nombre remarquablement élevé d’expressions et de locutions familières hardies et colorées. On les retrouve dans les textes d’écrivains de tous les horizons. Ainsi YvesBeauchemin, Francine Noël, Germaine Guèvremont, Michel Tremblay et des dizaines d’autres grands noms de la littérature ont-ils contribué à donner ses lettres de noblesse au parler populaire.

Pierre DesRuisseaux, auteur du best-seller Dictionnaire des expressions québécoises, présente ici plus d’un millier d’expressions populaires répertoriées à partir d’une centaine d’oeuvres. Que l’on s’intéresse à la culture, à la langue, à la littérature ou aux auteurs, on plongera dans cet ouvrage avec plaisir, intérêt et ravissement.
Quinze classiques de la littérature québécoise

Quinze classiques de la littérature québécoise

Dirigé par Sylvain Campeau et Patrick Moreau
Quelles oeuvres peuvent aujourd’hui être tenues pour des classiques de la littérature québécoise? Quels sont les romans, essais, pièces de théâtre, recueils de poésie d’écrivains d’ici qui méritent d’être lus, relus et étudiés en classe? En d’autres mots, quels livres sont susceptibles de servir de jalons à l’histoire de cette littérature tout en présentant un intérêt évident pour le lecteur contemporain?


À paraître

La chasse-galerie

La chasse-galerie

Honoré Beaugrand
Le conte «La chasse-galerie» a d’abord été publié dans le journal La Patrie, en 1891, et il a alors fait l’objet de plusieurs réimpressions. Ce titre devient par la suite celui d’un recueil de contes publié en 1900 sous le titre La chasse-galerie. Légendes canadiennes avec des illustrations originales du peintre Henri Julien. L’édition définitive de ce recueil regroupe aujourd’hui six contes tous issus de la tradition et de l’imaginaire du peuple québécois. Les trois premiers contes s’inspirent de la tradition orale : ils témoignent de la diversité des croyances populaires et de la richesse de l’imagination des conteurs. L’œuvre d’Honoré Beaugrand donne ainsi une voix aux accents sobres et crus du peuple lui-même.

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