Portrait d’un scandale

Portrait d’un scandale

Elaine Kalman Naves
Traduit de l’anglais par Chantal Ringuet

Au cours de l’hiver 1868, la bourgeoisie montréalaise est en émoi. Le nom de Notman, synonyme de photographie de grande qualité, fait soudainement les manchettes pour une affaire d’«avortement» et de «suicide». Dans une société prude qui se tient à distance de toute inconduite sexuelle, tout en faisant les gorges chaudes des frasques sexuelles des uns et des autres, il n’en fallait pas davantage pour que la machine à rumeurs s’emballe.

Quelque douze années plus tôt, deux frères quittaient leur pays natal, l’Écosse. William Notman, le plus vieux des frères, allait devenir le propriétaire de la plus importante entreprise photographique en Amérique du Nord. À l’opposé, Robert, le plus jeune, a été impliqué dans un drame. Après avoir séduit la belle et ambitieuse Margaret Galbraith, une étudiante de l’école normale de McGill, il s’est organisé pour qu’elle se fasse avorter par un jeune médecin qui s’est suicidé peu de temps après.

Le procès de Robert Notman est rapidement devenu une cause célèbre dans le tout nouveau Dominion du Canada en 1868. C’est cette page de l’histoire montréalaise que fait revivre avec brio la journaliste Elaine Kalman Naves.

D’origine hongroise, l’auteure et journaliste montréalaise Elaine Kalman Naves a travaillé pendant plusieurs années comme chroniqueuse littéraire au journal The Gazette. On lui doit nombre d’ouvrages, dont ses mémoires Journey to Vaja: Reconstructing the World of a Hungarian-Jewish family, Shoshanna’s Story: A Mother, a Daughter, and the Shadows of History et The Writers of Montreal. Dans le cadre de l’émission Ideas, diffusée à la radio de CBC, elle a réalisé un documentaire de deux heures sur William Notman, le célèbre photographe montréalais.
La marchande de pourpre

La marchande de pourpre

Guy Bonneau
Fortement ébranlée par la mort de Jésus et de son époux Judas, Suzanne est obligée de fuir pour échapper aux autorités juives et romaines qui la recherchent. C’est dans la ville de Thyatire qu’elle s’établira pour commencer une nouvelle vie comme marchande de pourpre, sous le nom de Lydie. Alors que son commerce prospère et que sa renommée gagne les frontières de l’Empire romain, sa quête de bonheur prend une tournure inattendue. Un moment séduite par l’enseignement d’Épicure, elle trouve une voie qui la satisfait quand elle rencontre Sénèque. Bien décidée à ne rechercher que le bonheur stoïcien, un bonheur qui sait faire la part belle à la vérité intérieure de l’existence, elle était loin de se douter qu’en Grèce, dans la ville de Philippes, son chemin allait croiser celui d’un certain Paul de Tarse et que Jésus de Nazareth ferait à nouveau irruption dans sa vie.

Ce roman fait suite à La femme au parfum qui nous a fait découvrir Suzanne (Lydie).

Sous la plume de Guy Bonneau, c’est toute une époque – celle de la naissance du christianisme – qui revit à travers le personnage de Suzanne (Lydie) et des gens qu’elle côtoie. Il est particulièrement habile à nous faire saisir de l’intérieur le brassage d’idées et de culture qui caractérise cette époque.

L'auteur
Docteur en théologie — études bibliques et professeur titulaire d’exégèse à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval (Québec, Canada), Guy Bonneau a été directeur de la revue scientifique Laval théologique et philosophique. Depuis janvier 2016, il est directeur des programmes de 1er cycle en théologie. Il a fait paraître plusieurs livres présentant les résultats de ses recherches, ainsi que des essais de vulgarisation dans le domaine de l’exégèse biblique et de l’histoire sociale du christianisme primitif. Il a aussi signé les romans Les clefs de la mort (Baudelaire, 2012) et La femme au parfum (Fides, 2016).
Pieds nus dans l’aube

Pieds nus dans l’aube

Textes de Francis Leclerc • Photographies de Daniel Guy • Préface de Fred Pellerin
Porter à l’écran une œuvre poétique et magistrale comme Pieds nus dans l’aube de Félix Leclerc relève d’un véritable tour de force. Un défi qu’ont brillamment relevé Francis Leclerc et Fred Pellerin.

Tout autant, l’album Pieds nus dans l’aube se devait d’être à la hauteur du film-événement qui l’a inspiré. Or, la magie opère dès les premières pages.

De superbes photographies nous entraînent irrésistiblement dans un va-et-vient entre une époque révolue, celle qui a vu naître le roman Pieds nus dans l’aube, et l’époque toute récente où il a pris vie au grand écran.

Retrouvez dans ces pages les instantanés de Roy Dupuis, de Justin Leyrolles- Bouchard, de Catherine Sénart, de Robert Lepage, de Claude Legault, entre autres, qui ont tous contribué à immortaliser ce chef-d’oeuvre de la littérature québécoise.

Francis Leclerc est un réalisateur québécois. En 2001, il tourne un premier long métrage, Une jeune fille à la fenêtre. Il récidive en 2004 avec Mémoires affectives, qui se verra remettre plusieurs prix. En 2008, il réalise Un été sans point ni coup sûr, pour ensuite se tourner vers la télé, où il a notamment réalisé les séries Apparences, Marche à l’ombre et Les beaux malaises. Pieds nus dans l’aube est son quatrième long métrage.

À douze ans, Daniel Guy se découvre une passion pour l’image. Après trente-deux ans comme assistant à la caméra, il tente aujourd’hui une photographie plus contemplative. Son retour à l’argentique l’a amené à construire ses propres caméras sténopé, qu’il appelle affectueusement ses «boîtes à trous». Il développe ses négatifs avec une mixture maison appelée Caffenol, tout en explorant d’anciens procédés comme le Cyanotype et le Vandyke.
Un dieu érotique

Un dieu érotique

Lise Baroni • Michel Dansereau
Le titre surprend, choque peut-être? Avec un tel titre, à quoi peut-on s’attendre quand une théologienne chevronnée et un psychanalyste de renom – qui forment un couple dans la vie – décident d’entreprendre une correspondance amoureuse qui s’échelonnera sur près de trois ans?

D’entrée de jeu, les auteurs posent la question qui est au coeur de leur réflexion de couple: «Dieu est-il, peut-il, doitil être représenté en tant que divinité érotique?» Question audacieuse, à n’en pas douter. L’enjeu est de taille. La réponse risque de bousculer bien des idées reçues concernant la religion chrétienne et la sexualité, comme le laisse entrevoir le parcours qu’ils proposent.

«Vous y rencontrerez une compréhension singulière de la sexualité dans le Premier Testament, une lecture érotique des évangiles, des mystiques et de l’art sacré, une confrontation du magistère ecclésial dans ses rapports avec le charnel, un difficile mais nécessaire débat autour du phénomène de la pornographie dans nos sociétés, un modeste essai sur l’amour de la nature comme nouveau lieu spirituel et, finalement, une parole tremblante et balbutiante sur l’Innommable que nous aimons nous représenter comme un Dieu érotique.»

Théologienne spécialisée en théologie pratique et en travail social et cofondatrice du réseau Femmes et Ministères, Lise Baroni a été successivement directrice d’un centre de jour pour familles défavorisées, d’une école de formation au diocèse de Saint-Jérôme et professeure à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal. Elle est coauteure de Voix de femmes, voies de passage (Éditions Paulines, 1995) et de L’utopie de la solidarité au Québec (Éditions Paulines, 2011).

Médecin, psychanalyste et thérapeute, Michel Dansereau est l’auteur des ouvrages suivants: Freud et l’athéisme (Desclée de Brouwer, 1971); À la recherche de l’objet d’amour perdu (Méridien, 1999); Un psy sur le divan de la foi (Médiaspaul, 2006); Dieu à travers mes âges (Novalis/Bayard, 2012).
Vivre l’hiver au Québec

Vivre l’hiver au Québec

Normand Cazelais
Nouvelle édition revue et augmentée

L’hiver québécois est davantage qu’une saison : il a façonné un espace, défini un mode de vie, modelé une culture. Il est une présence, un destin, un souffle, une identité. Les coutumes, l’architecture, l’imaginaire, l’économie, les façons de faire et de dire des Québécois en sont imprégnés. La nouvelle édition revue et augmentée de Vivre l’hiver au Québec ajoute la dimension identitaire à cet ouvrage, qui s’est mérité le prix Marcel-Couture du Salon du livre de Montréal en 2010. Abondamment illustré, il aborde l’hiver sous tous ses aspects, en privilégiant les dimensions sociales et culturelles, sans oublier, bien sûr, la géographie et l’histoire, l’architecture et l’alimentation, la faune et la flore. Au passage, on s’intéresse aux inventions de Bombardier, aux coureurs des bois et à l’épopée des fourrures, aux fêtes et aux célébrations liées à l’hiver (Carnaval, carême et Mardi gras, Noël et jour de l’An), aux transports, aux activités de plein air, aux oeuvres des artistes qui se sont inspirés de l’hiver.

Cet ouvrage invite au voyage dans le temps et dans les régions du Québec,
ce Québec où l’hiver n’est jamais bien loin.

Normand Cazelais est géographe de formation. Tour à tour journaliste, chroniqueur à la télé et à la radio, écrivain et professeur d’université, il a aussi travaillé en aménagement du territoire et en environnement à Hydro- Québec. Pendant cinq ans, il a été commissaire à la Commission de toponymie du Québec. La géographie et les paysages du Québec lui sont très familiers. Conférencier recherché, romancier, Normand Cazelais est l’auteur d’une trentaine de livres, dont Saveurs du Québec (Stromboli, 1994), Ma Cabane au Québec (Trécarré, 1996), Éva Gauthier. La voix de l’audace (Fides, 2016) et Montréal, ma ville (Fides, 2017). Normand Cazelais est né à Montréal.
Ma réserve dans ma chair

Ma réserve dans ma chair

Mélanie Loisel
Si je me suis tant intéressée à cette histoire, écrit Mélanie Loisel, c’est parce que cette jeune femme autochtone, qui a été écorchée par la vie, est bel et bien vivante. Contrairement à ses sœurs disparues ou assassinées, elle peut parler. Elle peut raconter son histoire comme bon lui semble, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, ses rêves et ses désillusions, et même avec ses limites.

C’est par un geste courageux qui donne à réfléchir que Marly Fontaine a pris la parole.

«Le 20 avril 2017, dans le cadre de mon projet final d’université, je me suis fait tatouer sur mon avant-bras gauche le numéro 0800381101. 0800 signifie la communauté à laquelle j’appartiens, celle de Uashat Mak-Maliotenam. 3811 est mon identité. 01 veut dire que j’ai acquis mon propre numéro pour ma propre descendance. Je suis donc un numéro aux yeux du gouvernement canadien. Je suis le 0800381101.»

Originaire de Fermont, dans le Nord québécois, Mélanie Loisel œuvre dans le domaine des médias au Québec et au Canada depuis plus d’une douzaine d’années. On doit à cette globe-trotter une grande variété de reportages qui ont été diffusés à Radio-Canada et publiés dans divers journaux et magazines dont Le Devoir, Commerce, Les Affaires, et Châtelaine. Elle est l’auteure des ouvrages à succès Ils ont vécu le siècle. De la Shoah à la Syrie et Ma vie en partage. Entretiens avec Martin Gray.

Diplômée en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Marly Fontaine se consacre à son travail de création afin de sensibiliser les gens à la réalité des Autochtones et à leur histoire largement méconnue. Pour caractériser son travail de création, les médias n’hésitent pas à parler d’art coup de poing.
Flirtez-vous avec le Burn-out parental?

Flirtez-vous avec le Burn-out parental?

Manon R. Guérin
Les enfants courent toujours. Nous leur répétons inlassablement de ralentir pour éviter de tomber et de se blesser. Une fois adulte, on court autant qu’eux, mais il n’y a plus personne pour nous dire de ralentir. Le marathon est quotidien : le 8 à 5, la routine, les enfants, les responsabilités, l’épicerie, les repas… Essoufflé. Épuisé. Brûlé. Combien de fois répétez-vous ces mots dans une seule journée. On attend les vacances avec impatience. On passe un temps fou à les planifier, on essaie de tout faire ce qu’on n’a pas fait dans l’année. Elles passent toujours trop vite. Et on revient au boulot étourdi et vidé.

On court après le bonheur. On espère devenir une meilleure personne. On vise plus de performance au travail. On recherche une relation amoureuse épanouie. Et une vie sociale bien remplie. Ah! Et les enfants… On ne pouvait pas imaginez à quel point ça prendrait autant d’énergie. Imaginez, on en a fait deux, trois ou peut-être même quatre. Comment faisaient nos arrière-grands-parents pour en élever autant? Quelle leçon n’a-t-on pas comprise?

Peut-on repenser son horaire et gagner du temps? Avons-nous seulement le temps de nous arrêter un moment et de repenser notre emploi du temps? Si vous aviez le pouvoir d’arrêter l’horloge, que feriez-vous en premier? Si on vous offrait une heure de plus par jour, comment l’occuperiez-vous? Je vous invite à une quête. Celle de trouver un sens à cette course contre la montre. Pour eux, mais surtout pour vous.

Manon R. Guérin, maman dévouée, amoureuse passionnée, photographe autodidacte, cuisinière acharnée, elle aime varier les plaisirs (un peu trop parfois, aux yeux de son chéri) et carbure aux défis. Après avoir signé des centaines d’articles et menés presque autant d’entrevues en douze ans, cette rédactrice en chef a fait son entrée dans le monde de l’édition en 2016 en proposant deux livres de recettes. Cette fois, elle a choisi de se pencher sur la vie de famille, parce que nous sommes tous à un diagnostic près du burn-out parental!
Jacques Nadeau 2017

Jacques Nadeau 2017

Jacques Nadeau
Voici la revue de l’année 2017 que vous attendiez et qui vous en mettra plein les yeux! Que ­diriez-vous d’arrêter le temps, ne serait-ce que l’espace de quelques minutes, pour revivre cette année en compagnie du photographe Jacques Nadeau et de la journaliste Mélanie Loisel? Vous serez surpris de découvrir la richesse du regard qu’un photographe de presse comme Jacques Nadeau — considéré comme l’un des meilleurs de sa profession — peut porter sur l’actualité. Il vous réserve de belles surprises. Tout y passe… politique, sports, culture, arts, lettres…