Fragments de famille

Fragments de famille

Mari Mari
«Ayant été la dernière fille, pondue en queue de peloton, c’est quand même avec une queue que j’aurais préféré être conçue. Toute ma vie, j’ai envié le sexe fort […]. C’est tout de même avec deux dents bien plantées dans la mâchoire que je fais ma première sortie publique ce 11 octobre 1952. À ce moment précis, un but du Canadien détourne l’attention générale de la petite chambre où ma mère, épuisée à 45 ans, met au monde son dernier rejeton. De toute évidence, je viens de perdre mon premier concours de popularité.»

Voici qui donne le ton à ce roman intimiste, teinté d’humour et de tendresse où la Révolution tranquille tient lieu de personnage. Trouver sa place dans une famille qui compte dix-huit enfants n’est pas une mince affaire, comme va le réaliser rapidement Léonie Lacasse. Les contraintes d’une vie à vingt dans un appartement à cinq pièces et demie sont multiples. La promiscuité révèle les caractères et crée des situations qui peuvent parfois se transformer en drame. À travers ce récit sans complaisance, désarmant de franchise, critique aussi, Mari Mari nous plonge dans un univers poétique qui, à sa manière, pourrait faire écho aux charmes d’un Léolo de Jean-Claude Lauzon. À lire absolument.

L’auteure
En 2012, après avoir travaillé pendant seize ans comme vice-présidente, affaires scientifiques, dans une entreprise pharmaceutique, Mari Mari, de son nom de plume, décide de tout arrêter pour se consacrer à la peinture et à l’écriture. Fragments de famille est son premier roman.
La marchande de pourpre

La marchande de pourpre

Guy Bonneau
Fortement ébranlée par la mort de Jésus et de son époux Judas, Suzanne est obligée de fuir pour échapper aux autorités juives et romaines qui la recherchent. C’est dans la ville de Thyatire qu’elle s’établira pour commencer une nouvelle vie comme marchande de pourpre, sous le nom de Lydie. Alors que son commerce prospère et que sa renommée gagne les frontières de l’Empire romain, sa quête de bonheur prend une tournure inattendue. Un moment séduite par l’enseignement d’Épicure, elle trouve une voie qui la satisfait quand elle rencontre Sénèque. Bien décidée à ne rechercher que le bonheur stoïcien, un bonheur qui sait faire la part belle à la vérité intérieure de l’existence, elle était loin de se douter qu’en Grèce, dans la ville de Philippes, son chemin allait croiser celui d’un certain Paul de Tarse et que Jésus de Nazareth ferait à nouveau irruption dans sa vie.

Ce roman fait suite à La femme au parfum qui nous a fait découvrir Suzanne (Lydie).

Sous la plume de Guy Bonneau, c’est toute une époque – celle de la naissance du christianisme – qui revit à travers le personnage de Suzanne (Lydie) et des gens qu’elle côtoie. Il est particulièrement habile à nous faire saisir de l’intérieur le brassage d’idées et de culture qui caractérise cette époque.

L'auteur
Docteur en théologie — études bibliques et professeur titulaire d’exégèse à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval (Québec, Canada), Guy Bonneau a été directeur de la revue scientifique Laval théologique et philosophique. Depuis janvier 2016, il est directeur des programmes de 1er cycle en théologie. Il a fait paraître plusieurs livres présentant les résultats de ses recherches, ainsi que des essais de vulgarisation dans le domaine de l’exégèse biblique et de l’histoire sociale du christianisme primitif. Il a aussi signé les romans Les clefs de la mort (Baudelaire, 2012) et La femme au parfum (Fides, 2016).
UNE HISTOIRE DU QUÉBEC EN PHOTOS

UNE HISTOIRE DU QUÉBEC EN PHOTOS

Hélène-Andrée Bizier
Il a fallu la publication du premier album d’Une histoire du Québec en photos, en 2006, pour que les vrais témoins du passé montrent leur visage. De page en page, on les voit fuir leur ville en feu, aller à la guerre en souriant. Plus loin, ils s’endimanchent pour pique-niquer, danser, sortir et voir le monde à Expo 67. En phase avec les impératifs de chaque époque, ils s’instruisent, refont le monde et défendent les valeurs communes.

Des milliers de lecteurs d’ici et d’ailleurs ont été séduits par cet ouvrage qui est rapidement devenu un classique. Cette édition enrichit la précédente en y introduisant cette modernité particulière où une génération revient en toute fierté aux métiers traditionnels gourmands et en défendant à tue-tête les valeurs qui seront celles de ce XXIe siècle où nous sommes déjà bien engagés.

Les images choisies par l’auteure de cet album ont été réalisées par de grands photographes et par des photographes du dimanche. La plupart proviennent de centres de fonds d’archives régionales. Les photos les plus anciennes ont la couleur sépia de la nostalgie et des mondes disparus. Hautes en couleur, les plus récentes saisissent l’instant fugace d’une histoire vécue au jour le jour. Toutes disent — et avec éloquence ! — que le temps qui passe peut revivre grâce à une photo, dix, et cent…

Hélène-Andrée Bizier est connue du public pour ses nombreuses contributions à la ­connaissance de l’histoire populaire du Québec. Coauteure de la série de fascicules Nos racines, cette vulgarisatrice hors pair a également publié une vingtaine d’ouvrages. Elle a créé, aux Éditions Fides, une collection unique où se marient l’histoire et la photographie.
Flirtez-vous avec le Burn-out parental?

Flirtez-vous avec le Burn-out parental?

Manon R. Guérin
Les enfants courent toujours. Nous leur répétons inlassablement de ralentir pour éviter de tomber et de se blesser. Une fois adulte, on court autant qu’eux, mais il n’y a plus personne pour nous dire de ralentir. Le marathon est quotidien : le 8 à 5, la routine, les enfants, les responsabilités, l’épicerie, les repas… Essoufflé. Épuisé. Brûlé. Combien de fois répétez-vous ces mots dans une seule journée. On attend les vacances avec impatience. On passe un temps fou à les planifier, on essaie de tout faire ce qu’on n’a pas fait dans l’année. Elles passent toujours trop vite. Et on revient au boulot étourdi et vidé.

On court après le bonheur. On espère devenir une meilleure personne. On vise plus de performance au travail. On recherche une relation amoureuse épanouie. Et une vie sociale bien remplie. Ah! Et les enfants… On ne pouvait pas imaginez à quel point ça prendrait autant d’énergie. Imaginez, on en a fait deux, trois ou peut-être même quatre. Comment faisaient nos arrière-grands-parents pour en élever autant? Quelle leçon n’a-t-on pas comprise?

Peut-on repenser son horaire et gagner du temps? Avons-nous seulement le temps de nous arrêter un moment et de repenser notre emploi du temps? Si vous aviez le pouvoir d’arrêter l’horloge, que feriez-vous en premier? Si on vous offrait une heure de plus par jour, comment l’occuperiez-vous? Je vous invite à une quête. Celle de trouver un sens à cette course contre la montre. Pour eux, mais surtout pour vous.

Manon R. Guérin, maman dévouée, amoureuse passionnée, photographe autodidacte, cuisinière acharnée, elle aime varier les plaisirs (un peu trop parfois, aux yeux de son chéri) et carbure aux défis. Après avoir signé des centaines d’articles et menés presque autant d’entrevues en douze ans, cette rédactrice en chef a fait son entrée dans le monde de l’édition en 2016 en proposant deux livres de recettes. Cette fois, elle a choisi de se pencher sur la vie de famille, parce que nous sommes tous à un diagnostic près du burn-out parental!